Extinction Rebellion Ville de Québec contre GNL

Extinction Rebellion Ville de Québec se positionne contre le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) d’Énergie Saguenay. Des membres du collectif se présenteront au conseil municipal de Québec, le 26 août, et demanderont à la Ville de s’opposer formellement au projet de gazoduc.

Le regroupement, formé en juin, profitera de cette deuxième action pour demander à la Ville de Québec d’agir concrètement afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Une liste de demandes reliées à la lutte aux changements climatiques sera déposée.

Extinction Rebellion Ville de Québec affirme que le projet GNL Québec augmentera les gaz à effet de serre de la province de 7,8 millions de tonnes, soit 60 % par année. Selon le collectif, cela détruira tous les efforts faits depuis 1990.

« Un important virage doit se faire en matière d’émission de GES au cours des 18 prochains mois. Pour toutes les tranches de la société, mais davantage encore de la part des industries pétrolières et gazières déjà très polluantes et de la classe politique qui, elle, détient le pouvoir législatif. Le gaz naturel n’est pas une énergie de transition, les municipalités doivent dire non à GNL Québec et doivent faire tout en leur pouvoir pour empêcher la réalisation de ce projet », a mentionné, par voie de communiqué, Anne Guay, membre d’Extinction Rebellion Ville de Québec.

Extinction Rebellion se présente comme un mouvement sociopolitique créé en Angleterre il y a moins d’un an. Celui-ci utilise la résistance non violente pour exercer de la pression sur les gouvernements afin qu’ils « agissent quant au dérèglement climatique », les accusant de « minimiser les risques entourant l’effondrement écologique et l’extinction de l’espèce humaine ».

Par ailleurs, la Coalition Fjord se réjouit des demandes d’information faites par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE) à GNL Québec. Les questionnements de l’ACÉE figurent dans une lettre et un document de 170 pages de demandes de renseignements.

Le regroupement se dit satisfait quant à la demande de l’ACÉE à GNL Québec de « justifier ses assertions quant au fait que son projet permettra le remplacement d’énergies plus polluantes, comme le charbon, à l’aide de références. »

« Jusqu’à maintenant, on peut parler d’une vision utopique de la part de l’entreprise sur la capacité du projet à réduire les émissions de GES à l’échelle mondiale. Selon elle, le remplacement du charbon dans certains pays en Asie ou en Europe par du gaz naturel, une autre énergie fossile, serait moins dommageable », peut-on lire dans le communiqué de presse émis par la Coalition Fjord.

+ ÉNERGIE SAGUENAY N'EST PAS INQUIÈTE

Devant les critiques du collectif Extinction Rebellion Ville de Québec et de la Coalition Fjord, Énergie Saguenay soutient que les questions soulevées par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE) n’ont rien d’une situation anormale.

« Cette série de questions s’inscrit dans le cadre du processus normal d’évaluation rigoureuse de tout projet majeur analysé par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. Les différents spécialistes et collaborateurs de GNL Québec ont déjà entrepris l’analyse des questions et la collecte des informations nécessaires. Comme à toutes les étapes et depuis les débuts du projet, en 2014, l’équipe fournira des informations rigoureuses, transparentes et précises aux experts fédéraux », explique la directrice principale des affaires publiques et des relations avec les communautés, Stéphanie Fortin.

Par ailleurs, l’ACÉE a également avisé GNL Québec que l’aire de navigation étudiée dans le cadre de l’analyse de l’étude d’impact comprendrait la voie navigable comprise jusque dans le secteur des Escoumins. GNL Québec avait déjà intégré ces éléments dans son étude d’impact afin de considérer les activités de pêche ancestrales à l’oursin vert de la communauté d’Essipit.

« Nous accueillons favorablement la décision de l’ACÉE à l’effet d’élargir la zone analysée dans le cadre du volet transport maritime de notre projet. D’ailleurs, des données et études relatives à cette aire figurent dans notre étude d’impact environnemental, laquelle contient un chapitre dédié aux questions relatives à la navigation. Comme nous le faisons depuis le début du projet, nous allons répondre de manière rigoureuse et transparente aux demandes de précision, tout en continuant à travailler étroitement avec le milieu afin de continuer à améliorer et à bonifier notre projet sur une base continue », ajoute Stéphanie Fortin.

D’autre part, l’équipe du projet Énergie Saguenay s’apprête à déposer, auprès des analystes du gouvernement du Québec, les réponses aux questions reçues dans la foulée du dépôt de l’étude d’impact environnemental. Il s’agit d’une étape importante dans le processus de suivi du dépôt d’une étude d’impact.