Une trentaine de militaires du Régiment du Saguenay ont pris part à un exercice de survie en eau froide, en fin de semaine, à Bégin. Dimanche, les militaires devaient s’immerger dans l’eau froide, se hisser sur les glaces et enfiler rapidement des vêtements secs. Ici, le caporal Sturgeon sort de l’eau à l’aide de pics.

Exercices dans l’eau glacée

Une trentaine de réservistes ont dû s’extirper des eaux glaciales d’un lac, dimanche, à Bégin, à l’occasion d’un premier exercice de survie en eau froide organisé par le Régiment du Saguenay.

La fin de semaine consacrée à cet exercice de survie a débuté vendredi par un test de natation. Samedi, les militaires ont assisté à des classes théoriques et pratiques consacrées aux premiers soins à appliquer en cas d’hypothermie.

Dimanche en avant-midi, le temps était venu de passer à l’action. Les militaires devaient alors s’immerger dans l’eau froide, en plongeant dans un trou creusé dans la glace, se hisser à l’extérieur et se changer en enfilant rapidement des vêtements secs.

L’exercice s’est déroulé dans l’eau froide du lac Arthur, dont la température était de 4 degrés Celsius, alors que le mercure avoisinait les -15 degrés, dimanche en matinée, sans compter le refroidissement éolien.

« Ça visait à simuler une marche sur la glace, avec la glace qui fend, a expliqué le capitaine Thomas Plamondon, officier des opérations, lors d’un entretien téléphonique. Le but est de développer les aptitudes de survie, c’est une continuation des autres exercices réalisés au courant de l’hiver. »

L’immersion dans l’eau glaciale dure une minute, en moyenne. Les militaires ont dû appliquer rapidement les connaissances apprises dans les derniers jours afin de passer le moins de temps possible dans l’eau.

« Une fois dans l’eau, ça donne un choc. Il faut se calmer, habituer son corps et sortir rapidement. C’est dehors qu’il vient à faire vraiment froid, quand on se change », a souligné le capitaine Plamondon, qui n’a pas pris part à l’exercice dimanche, mais qui a déjà relevé le défi par le passé, lors d’un autre exercice d’entraînement.

Les mains devenant rapidement engourdies par le froid, l’exercice était réalisé en équipe de deux, l’autre personne aidant celle qui sortait de l’eau à se changer.

Quelques réservistes ont même choisi de sauter dans l’eau avec raquettes et sac à dos. Ils devaient alors retirer leur équipement et le déposer sur les glaces, ce qui ajoutait un niveau de difficulté, en augmentant ainsi le temps passé dans l’eau glaciale.

Parmi la trentaine de soldats qui ont pris part à l’exercice, les femmes représentaient environ le tiers des effectifs. Une équipe médicale était sur place afin d’assurer la sécurité des militaires.

Le caporal Dufour en pleine action, pendant un saut