La députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, est d’accord avec les études séparées pour les projets d’usine de liquéfaction de gaz naturel et de gazoduc.

Évaluations environnementales: Laforest et Gaudreault ne s'entendent pas

Les députés de Chicoutimi et de Jonquière ne s’entendent pas sur la façon d’évaluer les projets d’Énergie Saguenay et de Gazoduq.

Sans surprise, la députée caquiste de Chicoutimi, Andrée Laforest, appuie la décision prise par son gouvernement, à savoir que les projets d’usine de liquéfaction de gaz naturel et le gazoduc de transport seront étudiés séparément, même s’ils sont pilotés par des entreprises très proches, empruntant des administrateurs et des investisseurs. « C’est souhaitable de faire deux analyses séparées. Sinon, on aurait eu les résultats dans combien de temps ? On veut y aller le plus rapidement possible », a-t-elle expliqué en marge de l’annonce de Barrette-Chapais.

Cette réaction a déçu le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault. « Le premier ministre doit réviser sa décision. Ça prend une évaluation par le BAPE de tout le projet, de l’extraction jusqu’à l’exportation », a-t-il mentionné, en entrevue téléphonique avec Le Quotidien. Le député a déjà tenté de savoir auprès de l’entreprise quelle serait la provenance du gaz qui serait transformé. La réponse était qu’une fois le gaz dans le pipeline, il est impossible de savoir sa provenance. Toutefois, Sylvain Gaudreault est convaincu qu’une grande part serait du gaz de schiste, obtenu par fracturation hydraulique. « Ça émet beaucoup de méthane, un gaz très nocif pour l’environnement », a-t-il ajouté. Il croit que François Legault se contredit lorsqu’il s’oppose au « pétrole sale » de l’Ouest canadien, et est en faveur de ce projet. Pascal Girard