Valérie Grenier, Mélanie Poirier et Érika Théberge sont toutes les trois à l’emploi de Produits forestiers Résolu à la scierie de La Doré.

Être une femme chez PFR

Produits forestiers Résolu (PFR) a intensifié son recrutement auprès de la gent féminine il y a quelques années, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Toutefois, ses usines comptent de plus en plus de femmes et un comité féminin vient même d’être formé, regroupant les employées de plusieurs installations.
Érika Théberge étudiait en travail social et a décidé de laisser tomber ses études pour travailler à temps plein chez Résolu.

La scierie de La Doré compte une quinzaine de femmes sur un total de 250 employés et ce nombre tend à croître. C’est là que travaillent Érika Théberge, Valérie Grenier et Mélanie Poirier, trois femmes qui ont pourtant des parcours différents les uns des autres.

La première étudiait en travail social, la seconde était commis aux pièces et la troisième travaillait comme pompiste et caissière. 

Mélanie Poirier, qui a commencé chez Résolu il y a 15 ans, est la première femme à travailler sur le terrain à l’usine de La Doré. Elle assure que les choses ont bien changé depuis ses débuts. 

« On n’était pas habitué de voir des femmes ici. Il n’y avait même pas de salle de bain pour femmes. Il y avait deux écoles de pensée : soit que les gars étaient très aidants ou encore ils étaient plutôt durs. Je n’ai pas mangé de misère parce que mon père était ici sur le terrain et ç’a aidé », assure celle qui occupe maintenant les fonctions de représentante en prévention. 

Valérie Grenier était commis aux pièces à Roberval avant de trouver un emploi chez Produits forestiers Résolu. Elle est maintenant classificatrice ébouteuse.

Changement de cap

Maintenant, les femmes n’ont plus à faire leurs preuves, selon elle. Leur travail est aussi valorisé que celui de leurs collègues masculins. 

« Il faut quand même être prête à travailler physiquement. Je n’étais pas une fille forte et c’est sûr que la première semaine, j’étais “raquée”, mais ça se développe et je suis vraiment plus forte. Il y a des choses que je suis maintenant capable de faire », se souvient Érika Théberge. 

Cette dernière est devenue en quelque sorte une femme à tout faire. Elle travaille comme surveillante boîte scanner, mais elle est aussi formée comme chef d’équipe et déléguée sociale, notamment. 

Pour Valérie Grenier, la décision de changer d’employeur s’est prise rapidement, elle qui accorde une importance particulière aux avantages sociaux et au salaire.

« C’est vraiment “l’fun” parce qu’on travaille beaucoup en équipe aussi. On se fixe chaque jour des cibles à atteindre et c’est motivant », soutient-elle. 

Pour sa part, Mélanie Poirier, qui a étudié en électromécanique, estime que le fait de pouvoir gravir des échelons rapidement était particulièrement intéressant. « Au début, je pilais de la planche, mais je me suis impliquée, surtout en santé et en sécurité, et j’ai fait ma place. Il y a toujours possibilité d’avancement », affirme Mélanie Poirier. 

Mélanie Poirier était d’abord pompiste et caissière après quoi elle a complété des études en électromécanique et a déniché un emploi chez Résolu.

Un comité créé

Il y a deux mois, des employées de plusieurs usines de PFR ont créé un comité féminin qui se réunira sur une base mensuelle. 

« On partage des choses et on dit ce qu’on vit au travail. On parle de notre expérience et de ce qu’il y aurait à améliorer. Ça fait en sorte que si on vit quelque chose de difficile, on peut se confier », explique Valérie Grenier, qui travaille comme classificatrice ébouteuse.

Les trois femmes s’entendent pour dire que ce milieu de travail ne convient pas à toutes, mais que celles qui n’ont pas peur de travailler fort physiquement peuvent certainement y trouver leur compte. 

« La scierie de La Doré est une usine de deuxième transformation. Ce sont donc de plus petites manipulations. La production est moins rapide, donc c’est accessible aux femmes », conclut Mélanie Poirier.

Pour la région seulement, 160 postes sont à pourvoir. Des emplois qui pourraient autant être occupés par des hommes que par des femmes.