Étienne Troestler arrivera au Canada avec sa conjointe Fatim Kone le 19 avril.

Étienne Troestler obtient un visa pour sa conjointe après six tentatives

Dans la vie, il ne faut jamais désespérer. Étienne Troestler, un ancien professeur du Cégep de Jonquière, est parvenu à obtenir un visa pour sa conjointe Fatim Kone-Troestler pour une visite en sol canadien. Il s’agissait de la sixième demande.

« Nous sommes très heureux que Fatim puisse enfin venir au Canada et puisse rencontrer ma famille, dont ma mère de 91 ans, Ghislaine. Notre moral est bien meilleur depuis que nous avons obtenu notre acceptation il y a quelques jours », a indiqué M. Troestler, lors d’un entretien téléphonique avec Le Progrès alors qu’il se trouvait en Afrique.

« Nous préparons les valises et nous prenons l’avion le 18 avril. Nous serons au Québec et au Saguenay–Lac-Saint-Jean du 19 avril au 15 juillet », note-t-il.

Depuis plusieurs années, le Jonquiérois fait des pieds et des mains pour l’obtention de ce visa, mais a essuyé des refus à ses cinq premières tentatives de la part du gouvernement canadien.

Pour la demande de 2019, Étienne Troestler a reçu des lettres d’appui de plusieurs personnes, dont d’anciens étudiants qui ont effectué des stages en Afrique. Le député Sylvain Gaudreault avait également plaidé en sa faveur.

« De plus, nous sommes les présidents d’honneur du Forum Solidarité monde, qui aura lieu du 24 au 26 avril. Comme nous avons été invités, je crois que cela a pu aider à l’obtention de notre visa », indique M. Troestler.

Le forum soulignera le 20e anniversaire des stages du programme de Sciences humaines, dans le profil Ouverture sur le monde.

Étienne Troestler a participé à des stages avec ses étudiants en Afrique entre 1999 et 2012. À sa retraite en 2012, il est allé vivre à Banfora, au Burkina Faso. Il y a fait du bénévolat neuf mois par année.

C’est aussi l’endroit où il a rencontré sa conjointe, qu’il a épousée civilement au registre africain et à celui du Québec.

En plus du visa pour le Canada, le couple Kone-Troestler en a aussi eu un pour les États-Unis et pour l’espace Schengen (26 états européens).