La grotte de l’Escaparium du Lac a nécessité le travail de quatre personnes pendant plus de quatre semaines.

Escaparium du Lac: accessible dès le début juin

Les amateurs de jeux d’évasion devront patienter encore quelques jours avant de découvrir les nouveaux univers proposés par l’entreprise l’Escaparium du Lac située à Alma. Les passionnés pourront vivre deux scénarios inédits dès le début du mois de juin. Des travaux effectués sur le bâtiment principal du centre-ville d’Alma qui abrite d’autres commerces sont, en partie, à l’origine du retard de près de trois mois.

Les promoteurs Marie-Claude Lavoie et Félix Deschênes Morin, qui espéraient dévoiler leur projet à temps pour la semaine de relâche, procéderont finalement aux premiers tests des énigmes dès les premiers jours du mois de juin.

Les anciens locaux de la Banque Nationale, un espace de 4000 pieds carrés, accueillent notamment une grotte reliée au premier scénario qui vise à sauver une chauve-souris. Un total de cinq scénarios pourront être créés à l’intérieur du local de la rue Sacré-Cœur.

Les travaux de création et de construction de jeux d’énigme n’ont rien de conventionnel. Le duo a fait sourciller bien des entrepreneurs et des fournisseurs avec ses demandes. Dans ce domaine, presque tout est réalisé sur mesure.

La création de la grotte a causé bien des maux de tête aux promoteurs qui consacrent, depuis un moment, environ 80 heures par semaine à leur bébé entrepreneurial. Pendant quatre semaines, une équipe de quatre personnes a dédié tout son temps à cet espace. Divers matériels et diverses techniques ont permis de reproduire le caractère naturel et imparfait d’une grotte.

« On a vu ça plus facile que ce l’était en réalité. On est si fiers quand on voit le résultat final », a confié au Quotidien le coactionnaire du projet, Félix Deschênes Morin.

Les début de l’Escaparium du Lac se feront avec deux scénarios, dont un se déroulant dans une jungle.

La visite exclusive du Quotidien a également permis de visiter un deuxième espace fort dépaysant qui comprend une jungle et un bunker.

Le projet almatois a permis l’ajout de plusieurs nouveautés au concept, dont une salle d’explications, laquelle permet de préparer les participants à l’immersion. Après avoir reçu les consignes de sécurité, ils entreront dans l’espace créé en fonction des thèmes.

Les participants ont maintenant accès à des sorties de secours dans chacune des pièces. Un logo permet d’identifier la porte qui s’ouvre sans poignée et qui n’a pas de serrure. Cette nouvelle mesure de sécurité a été décidée par l’ensemble des promoteurs de jeux d’évasion du Québec.

Le prochain scénario qui pourrait être accessible d’ici le mois de juillet offrira une incursion dans l’univers des bas perdus. « On veut retracer un bas qu’on a perdu au lavage. On finit par entrer dans le monde et on se rend compte que c’est toute une conspiration », explique Marie-Claude Lavoie, qui promet un univers éclaté tout en textures et en couleurs.

4 scénarios en 6 mois

À quelques jours de l’ouverture de la succursale jeannoise, le travail est loin d’être terminé pour ceux qui sont derrière cette franchise régionale de ce jeu d’évasion. Un quatrième scénario devrait voir le jour à Alma, à temps pour la période des Fêtes. Par ailleurs, l’installation de Saguenay devrait également accueillir un nouveau scénario, au cours des prochains mois. Ainsi, le tandem devra consacrer des centaines d’heures à concrétiser ses folles idées. Au final, quatre nouveaux scénarios devraient voir le jour au Saguenay-Lac-Saint-Jean en l’espace de six mois.

Les pistes de l’univers de l’eau, dont celle d’une centrale hydroélectrique, pourraient bien se retrouver dans le cinquième scénario almatois. Marie-Claude Lavoie, qui adore créer les lieux et les histoires, explique simplement les changements entre les idées de départ et la finalité.

Un coin lounge permettra de faire patienter les participants. L’espace de 4000 pieds carrés comprend également un bureau pour les gestionnaires ainsi qu’une salle d’explications.

« Ça va vite les idées. Quand on part sur quelque chose, tout peut arriver », conclut l’enseignante de formation.