Ernest a vu son ombre

L'hiver n'est pas fini. Et il sera long, si on se fit à Ernest la moufette qui a vu son ombre lundi, au Zoo sauvage de Saint-Félicien.
Bien cachée dans sa cabane, la bête a hésité à se montrer le bout du museau par un «frette à casser un chien en deux». Puis, Ernest s'est décidé. Il a fait une petite virée d'une quinzaine de secondes avant de regagner la chaude paille de son antre. Ses petites pattes trouvaient la neige trop froide.
Résultat, Ernest a vu son ombre. «Tant qu' à avoir froid, aussi bien retourner se coucher pour les six prochaines semaines», a-t-il sans doute pensé. En effet, selon les prédictions d'Ernest lorsqu'il aperçoit sa silhouette dans la neige, c'est signe que le printemps sera tardif.
«Et il se trompe rarement», assure la biologiste Christine Gagnon. L'an dernier, la bête puante a vu son ombre et l'hiver a été long et rigoureux. Ce qui semble encore le cas cette année.