Le président de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Éric Larouche

Éric Larouche n'a pas renoncé à la mairie de Saguenay

Éric Larouche n'a pas dit non à la mairie de Saguenay. L'homme d'affaires est toujours en sérieuse réflexion et annoncera sa décision d'ici le 1er septembre. Et s'il fait le grand saut en politique municipale, Éric Larouche ne prévoit pas vendre ses entreprises.
Alors que plusieurs croyaient qu'il avait fait une croix sur la mairie de Saguenay, le propriétaire de Pétroles RL, de l'Hôtel Chicoutimi et de l'Auberge des Îles, entre autres, jongle toujours avec cette idée. Mais le fait qu'il soit un entrepreneur actif et un nouveau papa, ce qui le différencie notamment des autres candidats, penche évidemment dans la balance. 
« J'ai envie de le faire. Mais je ne suis pas prêt à faire de compromis. Si je peux faire de la politique tout en continuant à être propriétaire de mes entreprises, c'est oui. Mais si les gens ne sont pas prêts pour ça, c'est non », a expliqué Éric Larouche, lors d'une entrevue accordée au Quotidien, mercredi en soirée. 
Pas de problème
L'homme d'affaires s'est évidemment renseigné sur la possibilité de faire de la politique tout en étant propriétaire d'entreprises. Des experts lui ont expliqué qu'il n'y avait pas de problème en soi. 
« Je crois pertinemment que ce serait possible d'être un maire entrepreneur. Je formerais des comités de gestion et j'irais à des rencontres de mes entreprises, tout en faisant mon travail de maire. C'est possible, mais la population doit accepter la situation. Est-ce que la population voit ça comme un problème ? », se questionne Éric Larouche, qui est également un nouveau papa d'une petite fille de cinq mois et demi.
« Je veux être un maire qui voit sa fille. Je veux être un maire qui continue à faire du sport et je veux être un maire qui continue à être un entrepreneur actif. Si je me lance, je ne serais pas un maire dans la continuité de ce qui se fait actuellement. Si les gens veulent un maire différent, ça pourrait être moi. Je ne peux pas dire que je serais un maire standard », ajoute M. Larouche. 
Campagne courte
S'il se lance au début du mois de septembre, l'homme n'aura que deux mois pour faire campagne, alors que les autres candidats auront déjà une nette longueur d'avance. Mais cet aspect ne freine pas l'homme d'affaires. « Je n'aurais pas été en mesure de faire une campagne de six mois. Je suis prêt à faire une campagne plus courte, mais ce sera plus intense », a indiqué Éric Larouche, qui porte également le chapeau de président de l'Alliance de l'industrie touristique du Québec et celui de président de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.