L'agriculteur Éric Girard est l'ancien maire de Saint-Nazaire.

Éric Girard a les yeux sur la CAQ

Agriculteur de Labrecque, Éric Girard lorgne la Coalition Avenir Québec (CAQ). L’ancien maire de Saint-Nazaire se montre intéressé à représenter la formation politique dans Lac-Saint-Jean.

Joint par téléphone, le producteur a confirmé être en réflexion et porter un intérêt marqué envers la CAQ. Une famille plus naturelle pour Éric Girard, qui a porté les couleurs de l’ADQ à l’élection provinciale de 2007. Il avait perdu la campagne au profit d’Alexandre Cloutier. Le jeune péquiste avait remporté sa première élection avec près de 46 % des votes. Éric Girard et le candidat vedette libéral Yves Bolduc avaient récolté 21 % et 28 % des voix.

« Il y a des gens qui m’ont approché. Des gens de mon entourage, du milieu agricole, mais aussi du milieu politique. Je suis donc en réflexion. Et si j’y vais, c’est pour mon coin. Je suis un régionaliste, pur et dur. Notre territoire a un fort potentiel et il faut le défendre  », laisse tomber le producteur agricole. 

La CAQ, rappelons-le, détermine elle-même ses candidats pour la prochaine élection. Jeune formation, elle n’a pas les structures nécessaires et le nombre de membres pour effectuer des investitures comme le font les péquistes et les libéraux provinciaux, avait notamment expliqué le chef François Legault, de passage récemment dans la région. Ce dernier avait également justifié cette façon de faire par le nombre impressionnant de candidats potentiels. Selon ses chiffres, plus de 400 personnes au Québec ont envoyé leur candidature au parti.

À l’heure actuelle, un seul candidat caquiste a été confirmé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. François Tremblay, ancien échevin de Saguenay, a été nommé par le parti il y a quelques semaines. Un militant caquiste, Pascal Tremblay, s’était d’ailleurs choqué de cette nomination sans investiture.

Investiture péquiste

Le candidat péquiste dans Lac-Saint-Jean sera connu à l’investiture, prévue à la fin du mois d’avril. Trois personnes souhaitent remplacer Alexandre Cloutier, qui a annoncé, en janvier, son retrait de la vie politique.

Le syndicaliste et ancien candidat bloquiste à l’élection fédérale partielle, Marc Maltais, l’ex-attachée politique, Cynthia Tardif, et le jeune diplômé en droit, William Fradette, s’affrontent dans cette campagne à l’investiture péquiste.

Aucun candidat libéral ou solidaire n’a encore été annoncé pour le moment dans Lac-Saint-Jean.