Le candidat néo-démocrate Éric Dubois a déposé son acte de candidature, mercredi, en vue de l’élection partielle du 18 juin.

Éric Dubois s'inspire de Robert Bouchard

Le candidat du Nouveau Parti démocratique dans Chicoutimi-Le Fjord, Éric Dubois, fait fi des couleurs politiques et s’engage à déposer de nouveau un projet de loi de l’ancien député du Bloc québécois de 2004 à 2011, Robert Bouchard.

Le conseiller syndical à la CSN a fait cette promesse à l’occasion du dépôt de son acte de candidature, en vue de l’élection partielle du 18 juin.

Il s’est engagé, dès qu’il sera élu, à prendre des mesures pour inciter les jeunes familles à rester en région. Il souhaite poursuivre ainsi le travail de Robert Bouchard, en déposant à nouveau son projet de loi qui visait à accorder un crédit d’impôt fédéral aux diplômés qui choisissent de travailler en région éloignée.

« En tant que député, je m’engage à être une voix forte pour les gens de notre région. Trop souvent j’entends parler de jeunes qui quittent notre région, il existe des solutions à ce problème et il faut les mettre de l’avant, a souligné M. Dubois, par voie de communiqué. C’est pour ça que je m’engage à continuer le travail de M. Bouchard. Ce projet de loi représentait un incitatif pour les diplômés qui viennent de régions éloignées de retourner s’établir chez eux après leurs études. » 

Éric Dubois a dit ne pas avoir contacté Robert Bouchard avant de faire cette promesse. Le hasard a voulu que M. Bouchard participe la journée même à une sortie médiatique invitant les membres du Bloc québécois à ne pas accorder leur vote de confiance à la chef du Bloc, Martine Ouellet. Le Bloc a répliqué en disant qu’il s’agissait d’une manoeuvre qui favoriserait les formations fédéralistes (voir autres textes).

« Ma priorité en tant que député sera d’être à l’écoute des gens de notre région et de proposer des solutions, a poursuivi M. Dubois. Je veux rassembler les gens pour qu’on travaille ensemble pour enrichir notre région. Le dépôt du projet de loi de M. Bouchard est une preuve qu’en rassemblant nos forces, on peut inciter les jeunes à revenir travailler ici, chez nous ».