L’annuelle compétition de tir à la corde d’un CF-18 à la Base militaire de Bagotville a couronné l’équipe Rio Tinto-Arvida-Ap60.

Épreuve de force pour Centraide

Les aptitudes physiques accolées à l’univers militaire étaient à l’honneur, jeudi, alors que se déroulait la compétition annuelle de tir à la corde d’un CF-18 à la Base militaire de Bagotville. L’olympien nouvellement retraité Samuel Girard agissait à titre d’invité d’honneur de l’activité, qui a permis de remettre 13 400 $ à Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’équipe Rio Tinto-Arvida-AP60 a décroché le trophée du commandant, avec un temps de 16,18 secondes, devant l’équipe militaire Pompiers avec une mince avance de 2,7 secondes.

La compétition a débuté en lion alors que le premier affrontement, qui s’est déroulé devant 200 personnes, comprenait le Dream Team, composé du cabinet du commandant de la base et de l’ancien athlète Samuel Girard.

Le commandant de la Base militaire des Forces canadiennes de Bagotville, le colonel Normand Gagné, ne pouvait être plus ravi alors qu’il participait, pour une première fois, à la surprenante activité. « J’ai l’habitude d’être dans le cockpit, mais aujourd’hui, je le tire. C’est différent, c’est plus difficile à tirer. Dans les Forces, on essaie d’être dans une bonne condition physique. Tout le monde dans les Forces devrait être prêt à tirer, mais on ne s’entraîne pas régulièrement pour cela », a-t-il confié au Quotidien.

La compétition annuelle de tir à la corde d’un CF-18 à la Base militaire de Bagotville a couronné l’équipe Rio Tinto-Arvida-AP60.

Après quatre victoires consécutives d’une équipe civile, le colonel Normand Gagné espérait que l’actuelle édition soit remportée par une équipe de militaires. « On essaie de mettre un esprit compétitif, même si c’est pour recueillir de l’argent pour Centraide, qui répond aux besoins de nos communautés. C’est ça qui est important, récolter de l’argent dans le plaisir », a-t-il souligné.

Les CF-18 séparaient les équipes composées de militaires de celles de civils dans le hangar où se déroulait la compétition. Regroupés selon différentes entreprises, plusieurs civils semblaient fébriles et tout autant stratégiques. Certains avaient opté pour une tenue de sport, d’autres y allaient pour la totale, en portant des gants de travail, et quelques-uns semblaient s’en remettre à une force supérieure ou au pouvoir de l’esprit d’équipe.

Le défi est intrigant alors que ceux qui en sont à leur première expérience n’ont aucune idée de ce qui les attend. Après tout, ils doivent, en équipe de dix personnes, tirer l’engin de 18 700 kilos. Ce fut le cas du médaillé olympique Samuel Girard.

« Je n’étais pas vraiment préparé parce que mon entraînement est loin. Mais mon expérience de la construction m’a aidé à renforcer le haut du corps, ce que je n’avais pas du tout au patin. C’était amusant. On ne sait pas trop à quoi ressemble le poids ni comment le tir va se dérouler. Le départ est difficile, c’est super lourd. Une fois que l’inertie embarque, c’est beaucoup plus facile. Ça accélère quand même rapidement », a-t-il mentionné après le premier tir. L’invité d’honneur se réjouissait du fait que les dons étaient répartis au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Visiblement, l’effort n’était pas surhumain puisqu’il a accepté de joindre une autre équipe pour un deuxième essai.