Épreuve cycliste du Parc des Laurentides: les participants ont répondu présents malgré la pandémie

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Les organisateurs de l’Épreuve cycliste du Parc des Laurentides étaient très heureux de lancer la quatrième édition de l’événement, samedi matin, au centre multisport Nazaire-Girard. Alors que la COVID-19 avait rendu la tenue de l’édition 2020 incertaine, ce sont finalement plus d’une centaine de cyclistes qui traverseront la Réserve faunique des Laurentides au profit de la Fondation Arianne samedi et dimanche.

Jean-Frédéric Girard, membre de la Fondation Arianne, explique la pertinence de la tenue de l’événement malgré le contexte de pandémie.

Plusieurs bénévoles se sont impliquées dans l'organisation de l'événement. 

« Nous sommes là pour aider les familles qui ont des enfants malades. Si les parents doivent sortir de la région pour des soins à Québec, nous leur offrons de couvrir les frais entourant le déplacement. Étant donné le contexte actuel, aucune collecte de fonds n’a pu avoir lieu depuis le mois de mars. L’Épreuve cycliste nous aidera donc beaucoup à poursuivre notre rôle et ainsi aider plusieurs familles dans le besoin », a-t-il raconté à l’occasion d’une entrevue avec Le Quotidien.

Martin Tremblay, porte-parole d’Événements 2 M, était également très soulagé d’avoir été en mesure lancer la quatrième édition de l’événement, puisque de bons profits seront remis à la Fondation Arianne, et ce, malgré de nombreuses dépenses supplémentaires en raison de la COVID-19.

« L’Épreuve cycliste, c’est un clin d’œil à toutes ces familles qui traversent constamment le Parc des Laurentides pour vivre des épreuves extrêmement difficiles. Certaines d’entre elles doivent le traverser une fois par semaine et même une fois par jour alors les cyclistes penseront à elles au fil de l’épreuve. »

Contraintes COVID-19

Pour Événements 2 M, organiser l’Épreuve cycliste du Parc des Laurentides exige beaucoup de logistique. La pandémie a ajouté à cela plusieurs contraintes, explique M. Tremblay.

« Nous prenons en charge plus d’une centaine de personnes du début à la fin. Étant donné les mesures de distanciation sociale, nous avons eu plusieurs dépenses supplémentaires à prendre en compte. Ça prend plus d’autobus, plus de matériels, plus de bénévoles, plus d’hébergements. »

En plus des frais supplémentaires, certains changements ont dû être apportés à l’événement pour qu’il puisse avoir lieu. Les encadreurs ne pourront notamment plus pousser le dos des cyclistes lorsqu’ils se sentiront plus faibles.

« Nous avons normalement deux ou trois abandons, mais nous nous attendons à en avoir beaucoup plus cette année. Nous devons donc prévoir cela aussi dans notre gestion du peloton. »

Oser demander

Selon M. Girard, plusieurs familles n’osent pas demander l’aide de la Fondation Arianne. Il souhaite donc leur rappeler qu’il n’y a aucune honte à avoir besoin de soutien financier.

« Souvent, nous recevons un message d’une amie de la famille pour nous aviser de la situation entourant l’enfant malade. Nous contactons ensuite les parents pour leur offrir de l’aide personnalisée selon leurs besoins, mais en promouvant notre fondation, nous espérons recevoir encore plus de demandes pour avoir un impact encore plus grand auprès des familles qui vivent ces épreuves si difficiles », a-t-il conclut.