La découverte de plusieurs dizaines d’éperlans morts dans le lac Otis avait engendré des inquiétudes, il y a quelques jours. Les analyses ont démontré que les poissons sont morts de cause naturelle.

Éperlans morts au lac Otis: cause naturelle

Les dizaines d’éperlans retrouvés inertes aux abords du lac Otis sont morts d’une cause naturelle. Le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages a complété ses analyses, et tout porte à croire qu’une période de frai difficile en partie causée par un printemps froid serait à l’origine de la situation.

Amélie Bérubé, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ), confirme que les spécimens analysés, tous d’âge adulte, n’étaient pas atteints d’une quelconque maladie. « Il n’y a aucune évidence de maladie infectieuse, assure-t-elle. C’est une bonne nouvelle. »

Tous les éperlans acheminés au Centre québécois sur la santé des animaux sauvages étaient toutefois en période postfrai. « L’hypothèse d’une mortalité due à un épuisement à la suite de la période de frai, une période souvent difficile pour les poissons, est celle retenue. On a connu un printemps atypique qui pourrait expliquer les mortalités. L’eau est demeurée plus froide plus longtemps ce printemps. Si l’eau est plus froide, le système immunitaire des poissons est en dormance ou au ralenti. »

Des champignons ont été découverts sur certains spécimens. « Au cours de la période de frai, il y a beaucoup de frottements entre les poissons, ce qui peut affecter la couche de mucus qui leur sert de protection. Les champignons peuvent alors se propager plus rapidement », ajoute-t-elle.

La biologiste ne s’inquiète pas pour la population d’éperlans du lac Otis. « La situation ne perdurera pas dans le temps. Si les conditions sont normales au prochain printemps, il n’y aura aucun problème. Une seule année comme celle-là ne sera pas néfaste pour l’espèce dans le lac Otis. »