Éoliennes Belle-Rivière: pas pour demain

Il faudra, une fois de plus, s’armer de patience pour le projet d’éoliennes Belle-Rivière, au Lac-Saint-Jean. Le début de la période de construction sera décalé de quelques mois, ce qui repousse les travaux à la fin de l’été ou au début de l’automne prochain.

Contactés par Le Quotidien, les promoteurs n’ont pas souhaité se prononcer davantage quant à l’échéancier du projet. La date officielle du début de construction devrait être annoncée d’ici quelques mois.

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a rendu, le 2 avril, des décisions relatives à sept dossiers concernant le projet de la coopérative Val-Éo.

Les dossiers, dont le demandeur est Éoliennes Belle-Rivière inc., concernent les municipalités de Saint-Gédéon, de Saint-Bruno, d’Hébertville et d’Hébertville-Station. Un autre dossier attribué au nom de Michel Bouchard concerne la municipalité de Saint-Gédéon.

En octobre dernier, les promoteurs se sont retrouvés devant un énième obstacle. L’autorisation de la CPTAQ n’était plus valide, puisque la construction n’avait pas débuté dans un délai de trois ans. La coopérative Val-Éo a été contrainte de soumettre une nouvelle demande d’autorisation à la CPTAQ.

En mai, une résolution de contrôle intérimaire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a permis de faire passer la hauteur maximale des éoliennes de 100 à 125 mètres, dans le but d’optimiser les performances du parc éolien. La puissance des nouvelles machines permet l’implantation de seulement six éoliennes, plutôt que de dix, comme le prévoyait le projet initial.


«  À notre niveau de compréhension, le parc est toujours en phase de développement. On est en contact régulièrement avec l’entreprise.  »
Cendrix Bouchard, relationniste d’Hydro-Québec

Le maximum de pénalités atteint

Les retards dans la livraison du projet ont déjà coûté 480 000 $ en pénalités au promoteur. Le contrat d’approvisionnement en électricité, qui unit Hydro-Québec à Éoliennes Belle-Rivière, prévoyait une amende de 55 $ par mégawatt pour chaque jour de retard. La somme maximale de 480 000 $ a été atteinte en 2017.L

« Pour chaque jour de retard postérieur à la date garantie de début des livraisons, sauf s’il s’agit d’un retard du transporteur [...] et dans la mesure où ce retard n’a pas été causé par le fournisseur, le fournisseur doit payer au distributeur, un montant de 55 $/MW multiplié par la puissance contractuelle, jusqu’à l’atteinte d’un montant maximal égal au produit de la puissance contractuelle et de 20 000 $ », peut-on lire dans le contrat d’approvisionnement en électricité daté du 29 mars 2011.

Hydro-Québec en attente

Malgré plusieurs années de retard, les liens entre Hydro-Québec et les Éoliennes Belle-Rivière sont toujours d’actualité.

« Il y a un contrat d’approvisionnement qui a été conclu le 29 mars 2011. Ce contrat stipulait que l’entreprise Belle-Rivière devait mettre en service son parc éolien le 1er décembre 2015. À notre niveau de compréhension, le parc est toujours en phase de développement. On est en contact régulièrement avec l’entreprise. Du côté d’Hydro-Québec, on est prêts à raccorder le fournisseur à notre réseau de distribution quand le parc sera terminé. D’ailleurs, on a déjà réalisé des travaux, dont une ligne de quatre kilomètres qui a été remplacée pour accueillir le projet », a confirmé le conseiller aux affaires publiques et aux médias chez Hydro-Québec, Cendrix Bouchard.