Le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis.

Environnement: les lois freinent le développement, déplore André Paradis

Le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, réclame du gouvernement provincial un assouplissement de la Loi sur l’environnement. Le conseil veut ainsi permettre le développement municipal à des coûts raisonnables.

Les élus de la MRC ont pris position à la suite de nombreux délais et dépassements de coûts qui se sont invités dans le projet des routes d’accès au Parc national de la Pointe-Taillon dans le secteur du golf de Saint-Gédéon.

« Il y a un message à faire passer. On vient d’avoir un exemple frappant de l’impact du ministère de l’Environnement sur le développement des municipalités et des MRC. Si quelqu’un veut construire un club de golf aujourd’hui, il est mieux d’aller en Floride. On n’en fera pas ici, a affirmé le préfet Paradis. On a eu des obstacles à tous les points de ruisseaux. Toutes les fois qu’on tournait un morceau de tourbe, on découvrait quelque chose. On a même découvert un petit poisson dans un ruisseau. On a fait étude par-dessus étude au MFFP (ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs) ».

« On convient tous que c’est important l’environnement. Mais de là à bloquer le développement de nos communautés, il y a une marge. Il y a un gros travail à faire là-dessus », a-t-il nuancé.

Parmi les éléments en cause, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est pointe du doigt la demande de certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques qui a nécessité beaucoup de travail, des ressources ainsi que des frais d’expertises externes. « Ce n’est pas contre les fonctionnaires qui appliquent les règlements, c’est contre la réglementation environnementale. Ce sont nos élus municipaux qui adoptent les règlements environnementaux. Le message s’adresse à nos élus qui nous représentent à Québec », a souligné M. Paradis.

Le directeur général et secrétaire-trésorier de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Sabin Larouche, a également fait mention du retard d’Hydro-Québec à déplacer des poteaux électriques situés dans le chemin du Golf. Le délai a obligé l’entrepreneur à effectuer le travail en tenant compte des poteaux encore en service, ce qui a causé des frais de dynamitage supplémentaires de 80 000 $. L’absence de remblai dans ce même secteur, contrairement à ce qui était prévu, a forcé les travailleurs à en recueillir à l’extérieur de la zone de travail. Plus de temps de transport et d’autres frais ont dû être ajoutés à la facture projet.

Les élus ont adopté une résolution réclamant des crédits supplémentaires de 1,2 million $ au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin de terminer l’ensemble des travaux. Les élus ont également démontré leur appui au Club de golf Lac-Saint-Jean, qui devra vivre avec un probable retard au début de la saison.

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HAUSSE DES SALAIRES DE 5% À LA MRC

(Annie-Claude Brisson) – À l’instar d’élus municipaux de plusieurs villes de la région, le conseil de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est s’accorde une hausse de salaire d’environ 5 %. Les nouvelles règles fiscales sont à l’origine de la décision qui fera grimper la rémunération annuelle du préfet André Paradie de 61 249,76 $ à 65 843,49 $ et celle des autres membres de 2735,38 $ à 2940,43 $.

Le règlement relatif au traitement des membres du conseil de la MRC a été adopté, mardi, lors de la séance ordinaire du conseil. 

Une somme de 109,65 $ par séance sera remise aux membres quand ils sont présents. Actuellement, la rémunération pour une séance est de 102 $. Elle peut être remise à une personne qui remplace un membre du conseil de la MRC qui s’absente. 

Le salaire des membres du comité administratif subira, lui aussi, une augmentation. La rémunération de base mensuelle passe de 56,61 $ à 60,86 $ alors que la rémunération pour assister à une séance augmente également.

Les membres du conseil peuvent également recevoir une allocation de dépenses équivalente.