Sylvain Gaudreault

Environnement et développement économique: Gaudreault croit les deux possibles

Le député de Jonquière à l’Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, demande que l’on cesse de toujours mettre en opposition le développement économique et la protection de l’environnement dans un contexte où les changements climatiques s’accélèrent avec des conséquences graves.

Le député a participé en fin de semaine à la grande marche « Le Pacte pour la transition » dans les rues de Montréal. L’événement se voulait un moment de réflexion sur ce qui se passe dans le monde et les mesures qui devront être mises de l’avant pour contrer la dégradation de la planète.

« Je suis fatigué que l’on mette toujours en opposition développement économique et environnement. Au contraire, il est démontré que les industries qui œuvrent dans le secteur de l’environnement sont celles qui créent des emplois en grand nombre et de qualité. Il y a des réalités et c’est possible aujourd’hui de créer de la richesse tout en assurant la protection de l’environnement. Il n’y a rien d’incompatible dans ces deux notions », affirme le député.

Le plus bel exemple de ce qu’avance Sylvain Gaudreualt est celui de l’industrie forestière. Il a été démontré, selon le député, que l’exploitation forestière réalisée correctement est un outil efficace pour lutter contre les changements climatiques avec des politiques de reboisement. Le matériau bois permet quant à lui le stockage de carbone sur de très longues périodes.

Les projets de développement économique en ce moment en évaluation pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean ont des empreintes écologiques importantes. Il s’agit des projets de la minière BlackRock, qui propose la construction d’une usine de traitement du minerai de fer qui aura l’un des plus lourds bilans de gaz à effet de serre du Québec, et d’Arianne Phosphate. Les deux projets auront comme conséquence d’augmenter le nombre de passages de navires dans le fjord.

« L’idée n’est pas de dire non aux projets, mais de travailler pour les améliorer. J’ai vu Jean-Sébastien David dire qu’il n’était pas question d’utiliser le chemin de fer proposé par les gens de la Côte-Nord qui permettrait de relier la région et Baie-Comeau. Si le chemin de fer passe à 50 kilomètres de la mine, pourquoi ne pas l’utiliser », questionne le député de Jonquière.

Ce dernier évoque les mises en garde des spécialistes du climat des Nations unies. Il ne peut se résoudre à ne rien faire alors que ces spécialistes multiplient les scénarios sur les changements climatiques et leurs impacts. Dans certains cas, les impacts se font déjà sentir et coûtent une fortune aux contribuables.

Le député de Jonquière affirme que le Québec doit déjà composer avec les effets négatifs des changements climatiques et a donc tout intérêt à s’associer au mouvement pour contrer ce phénomène mondial.

« Les gens doivent savoir que nous avons des routes qui longent les rives du Saint-Laurent. Ces routes sont exposées à l’effet de l’érosion et chaque fois que nous perdons des tronçons, on doit investir 3 M$ par kilomètre pour la reconstruction. Les changements climatiques ont diminué la durée du couvert de glace sur le fleuve et qui limitait le phénomène d’érosion. Le couvert de glace est moins long et il y a donc plus d’érosion pour nos routes », explique le député.