Nancy Poulin est la représentante nationale de l’APTS dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Entente de principe entre le CIUSSS et l’APTS

Une entente de principe est survenue vendredi entre le CIUSSS et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les membres devront maintenant se prononcer en assemblée générale pour que la nouvelle convention collective soit officialisée.

Les deux parties sont parvenues à une entente à la suite d’une sixième journée de médiation, en fin de journée vendredi. Ils avaient jusqu’au 30 septembre pour négocier une nouvelle convention collective, sans quoi la loi permettait de se tourner vers un processus de médiation.

« Malgré quelques demandes pour se rasseoir à la table de négociations avant la date limite, l’employeur voulait se prévaloir de son droit d’aller en médiation, a expliqué la représentante nationale de l’APTS au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nancy Poulin. La médiation a débuté en décembre et il y a eu un passage difficile. On a dû ajouter des journées de médiation et on a finalement conclu une entente vendredi. »

Mme Poulin a convenu que le travail n’a pas été facile. Elle croyait même qu’une entente était impossible vendredi après-midi, mais le vent a tourné pour obtenir un dénouement heureux, quelques heures plus tard.

« Les parties ont travaillé très fort pour se rapprocher, ce qui nous a permis d’éviter d’aller en arbitrage, a-t-elle poursuivi. Ce genre de situation aurait pu laisser des conséquences sur les relations de travail. C’est toujours plus agréable de conclure une entente négociée que de se faire imposer des conditions. On est très content de pouvoir en arriver là. Il reste à voir comment nos membres vont évaluer le contenu de l’entente, mais on est assez satisfait de ce qu’on a réussi à négocier. »

L’APTS du Saguenay-Lac-Saint-Jean représente environ 2700 membres et touche plus de 100 types d’emplois. Les techniciens en laboratoires, les travailleurs sociaux, les physiothérapeutes, les psychoéducateurs et les ergothérapeutes, entre autres, font partie de ce groupe. Le syndicat devait donc s’assurer de satisfaire tout le monde, sans sacrifier les conditions d’un autre corps de métier.

Un autre aspect à considérer est que la convention collective locale n’a pas de date de fin. Les négociations se sont donc déroulées avec une vision à long terme. La volonté des deux parties est nécessaire pour rouvrir certaines matières d’une convention.

« À moins qu’on rencontre des difficultés communes, on peut être 10 ans avec ces conditions-là, a cité en exemple Nancy Poulin. On ne pouvait pas se permettre de faire trop de compromis. Il fallait vraiment négocier de bonnes conditions pour nos membres parce qu’on sait que c’est un contrat de travail qui risque de perdurer longtemps dans le temps. »

Sans détenir de boule de cristal, Nancy Poulin est confiante que les membres de l’APTS du Saguenay-Lac-Saint-Jean approuvent la nouvelle convention collective.