Entente de principe après 34 mois de conflit

Le conflit chez les concessionnaires automobiles tire à sa fin au terme de 1058 jours de lock-out. Une entente de principe est intervenue jeudi après-midi devant le médiateur Normand Gauthier. Les 450 travailleurs des 25 concessionnaires devraient reprendre le travail dès le 25 janvier.
Les 450 travailleurs en lock-out se prononceront le 23 janvier
L'annonce a été faite par le biais d'un communiqué de presse signé conjointement par le président du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD), Georges Bouchard, et le directeur général de la Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau, Sylvain Gauthier.
Les travailleurs en lock-out se prononceront sur l'entente de principe le 23 janvier. Si les membres de la CSD acceptent le règlement, le retour au travail se fera le 25 janvier.
Les détails du contrat de travail et la durée de la convention collective n'ont pas été dévoilés.
«Nous avons toujours été confiants d'en arriver à un règlement négocié avec le syndicat. C'est grâce à la volonté des parties que ce conflit de travail prendra fin», a écrit Gino Fortin, le président de la Corporation des concessionnaires d'automobiles.
Le directeur général de la Corporation, Sylvain Gauthier, ne cache pas que la journée a été bonne.
«Je peux vous dire que ça s'en vient bien. Si les deux parties ont convenu d'une entente de principe, on peut penser que ça répond aux besoins de chacune. La négociation s'est bien déroulée, même si c'est toujours plus éprouvant dans les derniers mètres», de dire M. Gauthier au Quotidien.
«Nous avons toujours dit que nous étions disposés à négocier. Il est possible de croire que la loi spéciale a pu aider à la négociation, mais nous sommes arrivés à une entente à plusieurs jours de la date butoir. Cette entente était la volonté des deux parties», a poursuivi M. Gauthier.
Le matin du 5 mars 2013, les travailleurs de garages étaient mis en lock-out, soit quelques jours après la fin du contrat de travail en vigueur.
«La lumière est enfin là, elle n'est plus au bout du tunnel. Nous venons de régler un très long dossier», indique Georges Bouchard.
Ce dernier a aussi précisé que l'entente est le résultat d'une volonté des parties à en venir à une entente négociée, et ce, même avant l'adoption de la loi spéciale, adoptée unanimement par l'Assemblée nationale au début du mois de décembre.
«La loi spéciale a été un élément, mais il y avait une volonté avant des deux parties de vouloir régler le conflit. Nous nous sommes assis et nous avons négocié la convention collective. Ça a pris un certain temps, car il fallait réapprendre à se parler et à se faire confiance. C'est ce que nous avons réussi à faire», de dire M. Bouchard.
«Il nous reste encore un peu de travail à faire dans ce dossier. Les textes ne sont pas tout à fait complétés. Nous allons présenter le document en recommandant aux membres de l'adopter», ajoute-t-il.
Ce conflit de travail de plus de 34 mois serait le deuxième plus long de l'histoire au Québec, après la grève de 38 mois dans une station radiophonique de la Gaspésie à la fin des années 80.
En chiffres
- 1058 jours de lock-out
- 450 travailleurs
- 25 concessionnaires