Marwa Rizqi
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Enfants EHDAA: Marwa Rizqi propose de faire appel aux étudiants

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
La députée libérale Marwa Rizqi suggère de faire appel aux étudiants universitaires pour répondre aux besoins des élèves handicapés et en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), lors du retour à l’école prévu le 11 mai.

Ce retour sur les bancs d’école, faisant partie du plan de déconfinement graduel du Québec, se fera dans un cadre strict. La taille des classes sera notamment plus petite. Le ministère de l’Éducation limite à 15 élèves au maximum le nombre d’enfants dans une salle.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail exige que la règle de distanciation des deux mètres soit respectée « dans la mesure du possible ».

Comme le ratio enseignant/élèves se trouvera réduit par ces nouvelles consignes, les professionnels des écoles (orthopédagogues, orthophonistes, éducateurs spécialisés, etc.) pourraient être réaffectés à l’enseignement des matières de base pour la fin de l’année.

« Pour les enfants plus vulnérables, c’était important de faire un retour en classe. C’était la principale raison qui avait été évoquée par le premier ministre. Par contre, on voit qu’il y a des parents fâchés que les ressources attitrées pour les EHDAA soient relocalisées vers les autres classes », affirme en entrevue Marwa Rizqi, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Éducation et d’Enseignement supérieur.

La députée de Saint-Laurent croit que le gouvernement, en agissant de cette manière, « manque la cible » pour le retour à l’école des jeunes Québécois aux prises avec des difficultés scolaires.

« J’ai déjà proposé la semaine dernière à [Jean-François] Roberge de rappeler les étudiants qui sont au baccalauréat en éducation ou en adaptation scolaire. On sait qu’il y en a environ 18 000. Si on prend les troisièmes et les quatrièmes années pour faire un stage, ça nous donnerait environ 9000 étudiants », explique-t-elle, ajoutant que les stages font de toute façon partie du cursus universitaire de ces étudiants.

Ces milliers de personnes supplémentaires qui viendraient combler les besoins du système d’éducation causés par la pandémie de COVID-19 seront faciles à convaincre, estime Mme Rizqi.

« Quand on a demandé aux étudiants de venir prêter main-forte en CHSLD, il y en avait pas mal sur le terrain. Si le gouvernement a été capable d’envoyer une directive pour demander de l’aide dans les CHSLD, je pense qu’il est capable de demander de l’aide à des étudiants qui aspirent à devenir enseignants. »