Geneviève Bélanger est gestionnaire de projets à l’Agence d’évaluation environnementale canadienne.

Énergie Saguenay: l’évaluation pourrait être élargie

L’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) pourrait élargir la portée de son analyse du projet Énergie Saguenay, en étudiant les impacts maritimes sur le Saguenay jusqu’à l’embouchure plutôt que seulement à proximité du terminal de liquéfaction de gaz naturel. La décision sera rendue d’ici « quelques semaines ».

« Actuellement, on est train de finaliser une analyse des portées des évaluations environnementales en cours, notamment par rapport à la navigation. On est en train de discuter avec les différents ministères impliqués, que ce soit Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et Transports Canada et on devrait arriver avec une annonce pour identifier si on élargit cette portée-là de la navigation ou non. (...) Le promoteur a déjà fourni des informations dans son étude d’impact sur les effets de la navigation jusqu’aux Escoumins, mais c’est juste que la portée de l’évaluation environnementale est plus restreinte dans le moment. Là, on ne regarde que les effets de la navigation à proximité du terminal. On sait qu’il y a du béluga qui se rend jusque-là. Ce qui pourrait être regardé ce sont les effets de la navigation dans tout le Saguenay ou un peu plus loin », a révélé Geneviève Bélanger, gestionnaire de projets à l’ACEE. La réponse devrait arriver « d’ici quelques semaines. »

Ceci viendrait répondre par la bande à la mise en demeure envoyée au début mai par des groupes environnementaux, dont la Coalition Fjord, qui demandait que le transport maritime soit évalué dans son ensemble.

« C’est quelque chose qu’on était déjà en train de faire. C’était en cours depuis plusieurs mois. Ça permettrait de répondre à cette préoccupation. (...) On leur avait répondu dans les dix jours, en disant qu’on allait leur revenir dans les meilleurs délais », a-t-elle avancé.

Elle participait à une journée portes ouvertes à l’hôtel Le Montagnais, où de 16 h à 20 h 30 les ministères impliqués avaient délégué des représentants pour répondre aux questions des citoyens. Au final, il n’y aura eu que 42 personnes. « Je pensais qu’on aurait plus de personnes en raison des préoccupations dans le milieu », a-t-elle dit.

L’activité s’inscrit dans une étape du processus où les gens sont invités à fournir des commentaires sur le résumé de l’étude d’impact du promoteur du terminal, GNL Québec. La date limite pour le faire par écrit est le 17 juin.