À la toute fin de la séance, la commissaire Hélène De Champlain a accusé un autre commissaire, Carl Bergeron, d’avoir posé des gestes d’intimidation à son égard.

Encore de l’intimidation à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

Alors que la séance du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) s’était ouverte sur un accueil positif des revendications du personnel de soutien scolaire, la commissaire Hélène De Champlain a profité de la fin du conseil pour dénoncer le comportement du commissaire Carl Bergeron, l’accusant d’intimidation.

Mme De Champlain a profité d’un point abordant la Fête de la reconnaissance de la CSRS, à la toute fin de l’ordre du jour, pour dénoncer le comportement de son collègue, qui l’aurait « ridiculisée » lors de l’événement. Mme De Champlain a déclaré que M. Bergeron aurait suggéré à un confrère de « parler en code » devant elle, laissant entendre qu’elle serait derrière certaines fuites de renseignements, notamment dans le dossier de Chantale Cyr.

Hélène De Champlain a ajouté qu’elle ne participerait plus aux séances plénières, mentionnant que « s’il y a une fuite, ce ne sera pas de ma part ». Pendant son intervention, la commissaire a déclaré que ce n’était pas la première fois qu’elle subissait de l’intimidation. Elle a également qualifié le comportement de M. Bergeron d’« inadmissible », et a reproché à un autre commissaire, qu’elle « savait mal à l’aise », de ne pas être intervenu. L’assemblée ayant demandé un huis clos à la suite de cette annonce, Mme De Champlain a pris la décision de quitter l’assemblée.

Le SPSS dépose ses revendications

Le début de la séance du conseil des commissaires avait été l’occasion pour Yvan Bilodeau, président du Syndicat du personnel de soutien scolaire, de transmettre aux commissaires les revendications des membres du personnel, qui renégocieront bientôt leur convention collective. Le geste symbolique a été bien accueilli par la présidente Liz S. Gagné, qui a assuré à M. Bilodeau qu’elle était consciente des difficultés auxquelles fait face le personnel de soutien. « Je vais certainement amener vos revendications [à la table de négociations] », a déclaré Mme Gagné, rappelant l’importance du personnel de soutien au sein des commissions scolaires.

Le président du Syndicat du personnel de soutien scolaire, Yvan Bilodeau, a déposé les revendications des membres du personnel de soutien devant le conseil des commissaires, un geste que la présidente Liz S. Gagné a très bien accueilli.

En entrevue avec Le Quotidien avant la séance, M. Bilodeau a expliqué que les demandes des employés de soutien visent à rendre les emplois plus attrayants pour la main-d’œuvre. La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) place la sécurité d’emploi au centre de ses revendications. Parmi les exemples. M. Bilodeau cite notamment les emplois en service de garde, qui sont à horaires fractionnés, ainsi que les postes de techniciens en éducation spécialisée, qui sont désormais assignés par école plutôt que par classe, une importante charge de travail, et pour qui la permanence est établie à 26,25 heures, alors que le besoin se situe autour des 32 h.

M. Bilodeau explique que la sécurité d’emploi passe également par la modification du « chapitre 10 ». « Moi, par exemple, je suis un employé du chapitre 7. Si mon poste est aboli, je peux supplanter un employé n’importe où à la grandeur de la commission scolaire. Les chapitres 10, eux, leur seule sécurité d’emploi est dans la bâtisse où ils travaillent. » La revendication du « chapitre 7 » sera donc un aspect important des négociations.