Encore beaucoup d’action dans les hôpitaux

La situation est au beau fixe dans quatre des six hôpitaux de la région alors que les gestionnaires ont recours au temps supplémentaire obligatoire pour maintenir les équipes dans les différents départements, dont les urgences.

La présidente du Syndicat des professionnelles de la santé du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, affirme que la dernière fin de semaine s’est déroulée exactement comme prévu à l’hôpital de Chicoutimi où la situation est la plus difficile. La direction de l’établissement a eu recours au temps supplémentaire obligatoire et les gestionnaires planifient en ce moment la prochaine fin de semaine puisque le niveau d’activité ne semble pas vraiment diminuer.

« Pour le moment, il y a eu la fermeture de quelques lits de débordement à Chicoutimi sans plus. On note une accalmie à Jonquière et Alma, mais les activités sont toujours intenses dans les hôpitaux de Dolbeau, Roberval et La Baie. C’est toujours pour nous une situation plus qu’exceptionnelle », explique la présidente du syndicat.

En fin de semaine dernière, l’hôpital de Trois-Rivières a été le théâtre d’actions de la part d’infirmières qui en avaient assez de devoir composer avec une pénurie qui augmente la charge de travail de façon significative. Elles ont été jusqu’à organiser des « sit-in » pour dénoncer la situation. Il semble que les infirmières de l’hôpital de Chicoutimi n’aient pas l’intention d’adopter cette stratégie.

« L’employeur pourrait considérer qu’il s’agit d’un débrayage illégal et prendre des sanctions. De toute façon, les filles sont trop fatiguées en ce moment pour consacrer de l’énergie à un tel mouvement », poursuit la présidente.

La semaine dernière, l’employeur a eu recours à des solutions inhabituelles pour supporter les équipes en place en rappelant des infirmières en congé de maternité tout en respectant les limitations, en plus de l’embauche de candidates au titre d’infirmière et du rappel des étudiants au DEC-BAC de l’UQAC. La présidente du syndicat admet que ces mesures ont permis de freiner le recours au temps supplémentaire obligatoire. 

La porte-parole du CIUSSS, Joëlle Savard, signale pour sa part que depuis le début de la semaine, l’employeur a eu recours à du temps supplémentaire effectué volontairement par les infirmières pour compléter les équipes. Le recours au temps supplémentaire obligatoire, toujours selon Mme Savard, est principalement utilisé pendant les fins de semaine.

Pour ce qui est de l’urgence de Chicoutimi, le taux d’occupation était de 61 % sur les 41 civières. Les équipes avaient réussi à libérer six lits de débordement. La porte-parole a toutefois mentionné que ces chiffres peuvent évoluer rapidement à la hausse ou à la baisse. Pour le moment, les activités sont toujours très intenses sur les départements, selon le CIUSSS.