Une photo captée dans le secteur Chute-Blanche du Parc régional des Grandes-Rivières.
Une photo captée dans le secteur Chute-Blanche du Parc régional des Grandes-Rivières.

En selle pour une passerelle sur la rivière Péribonka

Le Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean a reçu la confirmation d’une première subvention de 500 000$ du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour la construction d’une passerelle sur la rivière Péribonka. Le coût total du projet est évalué à deux millions de dollars. Si le gouvernement fédéral confirme un financement au cours des prochains mois, la construction de la passerelle, qui vise à permettre une meilleure connexion entre les monts Valin et le nord du Lac-Saint-Jean pour les motoneigistes et les quadistes, pourrait commencer dès cet automne.
Le plan de la future passerelle sur la rivière Péribonka.

«La subvention du MTQ est une excellente nouvelle, car c’est toujours le premier joueur à se lancer dans la mêlée qui envoie le signal de confiance et qui incite les autres partenaires à se commettre», explique Dominique Gobeil, le directeur général du Parc régional des Grandes-Rivières, qui a confirmé la subvention de 500 000 dollars au Quotidien. Le sentier sera situé au nord du lac Tchitogama.

Ce projet fait partie de la 2e phase de développement du secteur de la Passerelle du 49e parallèle. Lors de la première phase, des investissements de six millions de dollars ont notamment servi à financer la construction de six passerelles dans le nord du Lac-Saint-Jean.

Le président du parc régional, Mario Fortin, est très heureux d’avoir eu la confirmation du MTQ. «Ça va mettre plus de pression sur le gouvernement fédéral», lance-t-il, avant d’ajouter qu’il s’attend à ce que le fédéral verse au moins autant d’argent que le gouvernement provincial, soit 500 000 dollars. Pour l’instant, aucun programme n’est ouvert pour financer un tel projet chez Développement économique Canada.

«On s’attend à ce que le fédéral lance un nouveau programme ou qu’il trouve des sommes avec le ministère du Tourisme», ajoute celui qui est aussi maire de Normandin. Dans un monde idéal, l’annonce se ferait d’ici septembre pour permettre de commencer les travaux dès cet automne.

Le projet fait partie de la 2e phase de développement du secteur de la Passerelle du 49e parallèle.

En janvier dernier, la MRC de Maria-Chapdelaine avait entériné un projet de règlement d’emprunt de 7,91 millions de dollars pour réaliser la phase 2 pour développer le secteur du 49e parallèle. De ce montant, environ un million de dollars est prévu pour la passerelle de Péribonka, mais d’autres partenaires pourraient se joindre à l’aventure pour diminuer les montants à payer pour la MRC. «La passerelle sur la Péribonka est l’une des priorités de la phase 2, mais il y a aussi des sommes prévues pour faire des chemins de gravelle et pour une autre passerelle sur l’Ashuapmushuan», remarque Mario Fortin.

Gaston Fortin, administrateur à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, estime qu’une telle infrastructure permettra de rendre le secteur plus sécuritaire, car pour l’instant, les motoneigistes passent sur les glaces de la rivière Péribonka ou du lac Tchitogama pour relier les monts Valin au nord du lac Saint-Jean.

«Ça va permettre d’éliminer les dangers et de rendre les sentiers encore plus intéressants pour les touristes et les excursionnistes», dit-il.

Selon Luc Simard, préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, la réalisation de la phase 2 permettra à terme de créer un réseau Transboréal, lequel permettra de désengorger l’affluence dans les monts Valin.

Marie-Ève Claveau, la directrice du développement de la destination de l’Association touristique régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ces nouvelles infrastructures permettront de consolider le positionnement de la région comme «paradis de la motoneige». «C’est un produit d’appel pour la région qui génère des retombées de plus de 112 millions de dollars annuellement, selon une étude réalisée en 2018», dit-elle.

Pour Dominique Gobeil, l’offre de motoneige dans le nord du lac Saint-Jean est complémentaire à celle offerte dans les monts Valin, ce qui permet de bonifier l’offre régionale. «On retrouve des paysages complètement différents de ce que l’on voit dans les monts Valin quand on circule dans le secteur des grandes rivières du lac Saint-Jean», souligne-t-il, ajoutant que les quadistes profiteront aussi des infrastructures. «Le développement du secteur permettra de mieux répartir la clientèle et d’offrir une meilleure qualité de sentier aux usagers.»