En bref

Un lac de la région a attiré l’attention de la Commission de toponymie du Québec. Le lac des Croisées du Ciel figure sur la liste des 12 noms de lieux québécois coups de cœur de l’organisme publiée à l’occasion de la Saint-Valentin.

Le lac d’une longueur de 920 mètres est situé au niveau du 50e parallèle, dans le territoire non organisé des Passes-Dangereuses. 

À cet endroit, on peut observer dans le ciel le croisement des avions qui partent vers l’Europe et de ceux qui en reviennent.

Les 12 noms ont été sélectionnés parmi les quelque 1500 toponymes officialisés par la Commission en 2018. Ils ont été choisis pour leur originalité, leur valeur poétique, leur capacité à inspirer des images fortes, ainsi que leur contribution à la promotion du patrimoine culturel. 

La sélection des coups de cœur est effectuée chaque année depuis 2013. Une plaque honorifique est remise à l’administration de la municipalité où se trouve le lieu. 

Le Pâtira (Chaudière-Appalaches) a reçu le titre de coup de foudre de la commission pour l’année 2019, notamment en raison de sa signification historique. Le lieu a été un refuge pour des habitants d’un village lors de l’incendie de la Côte-du-Sud en 1759, au moment de la Conquête. Le nom Le Pâtira pourrait faire référence aux souffrances vécues. 

Allée des Manigots (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine), avenue des Catherine (Capitale-Nationale), chemin du Camp-Boule (Capitale-Nationale), côte à Balle (Chaudière-Appalaches), lac Kauistus (Côte-Nord), parc de la Grande-Envolée (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine), parc des Dames-Augustines (Capitale-Nationale), petit lac Orphelin (Laurentides), rang de la Canelle (Bas-Saint-Laurent), ainsi que rue du Roi-du-Nord (Laurentides) constituent les autres coups de cœur de la Commission.

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LOGE M'ENTRAIDE CONTRE LA CONVERSION DE L'ÉGLISE SAINT-JEAN-EUDES

(Anne-Marie Gravel) - Loge m’entraide s’objecte à la conversion de l’église Saint-Jean-Eudes en condominiums. 

La coordonnatrice de l’organisme a appris avec déception que l’église sera finalement vendue à des promoteurs privés.

« L’Église avec un grand “E” vient répondre aux besoins des riches au détriment des pauvres, une incohérence avec les valeurs de partage et d’entraide qu’elle prêche de par sa mission », dénonce Sonia Côté, qui estime que les églises devraient plutôt demeurer un bien collectif. 

« La dimension sociale et communautaire doit être présente quand vient le temps de chercher un nouvel avenir pour les églises afin qu’elles restent un bien collectif au service de tous et sans notion de profit. L’Église fait fausse route quand elle accepte d’en restreinte à vie son accessibilité aux plus appauvris. N’ont-ils pas eux aussi contribué à construire l’église de leur paroisse ? », plaide celle qui souligne que les décideurs politiques ont un rôle à jouer en aidant les diocèses à empêcher que les églises se retrouvent entre les mains du privé.