En avril comme prévu

Le nouveau régime forestier sera mis en application en avril prochain comme prévu, même si certains intervenants réclament un report d'un an.
« Toutefois, il va y avoir des ajustements dans l'application. Il y a deux volets qui me préoccupent et que je travaille avec l'industrie, soit la planification et la certification », a indiqué la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.
Afin de favoriser un meilleur contrôle des coûts pour les entreprises, la planification des coupes forestières et la gestion de la voirie devront être réalisées en étroite collaboration avec le ministère.  
« Je suis aussi préoccupée par la certification, un élément essentiel pour avoir accès aux marchés. Nous travaillons présentement pour qu'elle soit maintenue sans qu'il y ait des risques pour les entreprises », a-t-elle mentionné sans dire clairement que la responsabilité va probablement revenir à l'industrie.
Elle promet de trouver des solutions aux différentes préoccupations qui lui sont soumises.
Sylviculture
Il n'y aura pas plus d'argent versé en sylviculture que les 200 M$ annoncés dans le budget. « On ne s'attendait pas à un trou de 1,6 milliard $ quand nous avons pris le pouvoir. Ça change les finances du Québec. J'aimerais en faire plus, mais l'argent ne tombe pas du ciel. Nous n'avons pas le choix de faire un maintien pour les travaux sylvicoles », a-t-elle affirmé, tout en promettant cependant que les dates d'attribution des travaux à faire et les montants accordés seront devancés pour assurer une meilleure planification.
La ministre s'engage à rencontrer l'Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec pour en discuter.
Travailleurs forestiers
La ministre Ouellet ne croit pas que la mise aux enchères du bois aura des répercussions sur les entrepreneurs forestiers qui n'ont plus de contrat avec Produits forestiers Résolu.
Elle prétend que les entreprises seront en mesure d'obtenir du travail, car tout le mois sera récolté. La période d'incertitude ne devrait pas être trop longue.
Pour leur faciliter la tâche, certains critères pourraient être assouplis comme l'exigence de détenir la certification ISO 14 000.