L'entrée en vigueur de la loi 71, adoptée à l'unanimité le 3 décembre dernier par l'Assemblée nationale, assure un retour au travail pour les mécaniciens des 25 garages victimes d'un lock-out depuis maintenant 34 mois.

Employés de garage: l'arbitrage débute aujourd'hu

Alors que les employés de garage en lock-out retourneront au boulot le 25 janvier prochain, c'est aujourd'hui que débutent les séances d'arbitrage, lesquelles visent à statuer sur les conditions de retour au travail.
L'entrée en vigueur de la loi 71, adoptée à l'unanimité le 3 décembre dernier par l'Assemblée nationale, assure un retour au travail pour les mécaniciens des 25 garages victimes d'un lock-out depuis maintenant 34 mois.
Il reste maintenant à fixer les modalités du protocole et les conditions de retour au travail des employés.
Trois rencontres
Trois rencontres d'arbitrage sont au calendrier, soit mardi, mercredi et vendredi.
C'est le spécialiste en droit du travail, Denis Gagnon, qui a été nommé, un peu avant Noël, arbitre par le gouvernement du Québec.
Les conditions de travail de la convention collective en vigueur avant le déclenchement du lock-out, en mars 2013, serviront de base à l'arbitre.
Concessionnaires
Par ailleurs, les concessionnaires automobiles peuvent toujours en appeler de la décision de la Cour supérieure, rendue le 30 décembre dernier, et poursuivre la contestation de la loi 71.
Les concessionnaires soutenaient notamment que la loi adoptée par le gouvernement du Québec brimait le droit de lock-out des employeurs et que les enjeux du conflit n'étaient pas d'intérêt public.
Leur requête n'avait toutefois pas été retenue par la Cour supérieure.
Entente négociée
De plus, les séances de médiation pour le renouvellement de la convention collective des employés de garage se poursuivent.
Une entente négociée est toujours possible entre la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Syndicat démocratique des employés de garage.
Le lock-out des concessionnaires automobiles est le plus long conflit de travail que le Québec a connu, à l'exception d'une grève de 38 mois qui avait touché une station radiophonique de la Gaspésie dans les années 80.