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Le comédien Émmanuel Bilodeau est devenu le porte-parole pour le Collectif pour la forêt durable au Québec. Il considère que la forêt québécoise constitue un apport majeur pour l’ensemble de la collectivité et que les pratiques forestières québécoises sont parmi les meilleures au monde.
Le comédien Émmanuel Bilodeau est devenu le porte-parole pour le Collectif pour la forêt durable au Québec. Il considère que la forêt québécoise constitue un apport majeur pour l’ensemble de la collectivité et que les pratiques forestières québécoises sont parmi les meilleures au monde.

Emmanuel Bilodeau nouveau porte-parole du Collectif pour une forêt durable

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
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Emmanuel Bilodeau, bien connu pour ses valeurs environnementales et collectives, juge que le Québec a toutes les raisons d’afficher sa fierté de posséder une ressource aussi vitale que ses vastes forêts. Le comédien estime que la province ne doit pas se priver de les exploiter correctement, avec les meilleures pratiques au monde, comme elle le fait en ce moment.

Emmanuel Bilodeau est devenu, vendredi, le porte-parole du Collectif pour une forêt durable du Québec, une organisation qui compte pas moins de 60 partenaires, dont le gouvernement du Québec, le Conseil de l’industrie forestière du Québec et le Jour de la terre, ainsi que des institutions d’enseignement et des syndicats. Celui qui a été associé à de nombreuses causes ne craint visiblement pas d’être à contre-courant dans le milieu artistique qui a généralement tendance à militer contre l’exploitation forestière.

«Je ne connais pas beaucoup d’artistes qui n’ont pas de bois dans leur maison. Le bois est présent dans l’économie du Québec depuis 1534 et a aidé à construire de nombreux villages», a martelé le comédien en point de presse.

Emmanuel Bilodeau a pris sa décision en fonction de deux critères qui lui tiennent à cœur. Dans un premier temps, il croit dur comme fer à l’importance de poser des actions collectives qui s’inscrivent dans un processus pour améliorer le bien-être des collectivités. En second lieu, il tient compte du caractère public de la forêt québécoise et des grandes retombées environnementales et économiques indiscutables de son exploitation.

«Le Québec ne récolte que 1 % de la forêt par année», a rappelé le comédien. Il a également discuté avec des scientifiques concernant la foresterie québécoise dans son ensemble et les pratiques de récolte. Le comédien n’a pas de doute sur le fait que le Québec est à des années-lumière des coupes de déforestation pratiquées dans plusieurs pays de l’hémisphère sud.

Il comprend certaines réactions de citoyens qui critiquent la récolte forestière effectuée à proximité de leur chalet. Il fait le lien avec la production hydroélectrique. «Certes, il y a des inconvénients, mais il faut tenir compte des avantages que ça rapporte collectivement. Il y aura toujours place à amélioration dans tout.»

Emmanuel Bilodeau n’a pas caché qu’avant d’être approché par le collectif, il n’avait pas de connaissances spécifiques sur l’industrie forestière. Aujourd’hui, il assure que plus il apprend de choses sur la foresterie québécoise, plus il est convaincu que nous faisons globalement les choses de la bonne façon et que cette ressource constitue un élément important dans la lutte aux changements climatiques.

Il ne voit ainsi pas de scandale à ce que l’on puisse récolter des peuplements d’arbre âgés qui vont à court terme mourir et dégager du carbone. En même temps, on produit du bois qui permet de construire des immeubles et d’utiliser moins de matériaux qui ont un impact plus important sur l’environnement comme le béton.

Le collectif avait retenu les services de la comédienne Sarah-Jeanne Labrosse comme porte-parole auprès des jeunes. Les publicités sont déployées dans les formations offertes dans les écoles primaires par certaines associations forestières au Québec.