Le village de pêche blanche de l'Anse-à-Benjamin a pris forme samedi.

Embarquement à La Baie: les policiers en renfort

Les amateurs de pêche blanche étaient visiblement impatients de lancer leurs premières lignes de la saison à l'eau. Samedi, les sites de Grande-Baie et de l'Anse-à-Benjamin ont connu un grand achalandage, forçant les responsables à avoir recours aux policiers pour faciliter l'embarquement des cabanes.
Il y a eu plus de peur que de mal vendredi soir lorsqu'une cabane s'est retrouvée entourée d'eau. «On dit aux gens de ne pas faire de trou avant 24 heures après s'être installés. Certaines personnes l'ignorent. Dans ce cas-ci, il n'y avait rien de dangereux. Toutefois, il fallait colmater la fuite. La cabane a été sortie de sa position et installée plus loin», affirme Diane Simard, responsable du site. Un périmètre de sécurité a été érigé autour de l'emplacement.
« Il y a eu un achalandage monstre. Non seulement il y avait les gens qui embarquaient, mais il y a eu beaucoup de visite aussi », affirme d'emblée Diane Simard, coordonnatrice de Contact nature Rivière-à-Mars, l'organisme mandaté par Saguenay pour gérer les activités de pêche blanche à La Baie.
Cette dernière a demandé l'assistance de la Sécurité publique de Saguenay pour faciliter la circulation à proximité du site de Grande-Baie. « C'était une grosse gestion, surtout en raison de la présence de plusieurs voitures sur la route et des remorques. Le travail des remorques nécessite beaucoup d'espace à l'entrée du site de Grande-Baie. À l'Anse-à-Benjamin, c'est beaucoup plus simple puisqu'il y a plus d'espace », souligne-t-elle, confirmant que les opérations ont occasionné un engorgement sur la route. 
Certaines personnes ont dû patienter avant de voir leur cabane installée sur les glaces. Diane Simard précise que ce n'est toutefois pas la pesée instaurée par Saguenay qui est en cause. 
« La pesée prend cinq minutes. Pour ceux qui amènent eux-mêmes leur installation, ce n'est pas long. C'est le transport avec le tracteur qui doit partir du site d'entreposage jusqu'à la pesée, puis de la pesée au site de pêche qui est long. »
La responsable des sites estime que les deux tiers des cabanes étaient installés sur les deux sites en fin de journée samedi. 
L'embarquement des cabanes se poursuit dimanche, de 7 h 30 à 17 h. Les pesées sont toutefois accessibles uniquement jusqu'à 16 h 30. 
L'embarquement et la pesée reprendront ensuite vendredi, samedi et dimanche prochains.
... mais les sourires sont au rendez-vous !
Le petit Zachary, quatre ans, et son père Nicolas Jobin étaient heureux de lancer leurs premières lignes à l'eau.
Les sourires étaient nombreux sur les glaces samedi matin. Si certains s'affairaient à installer leur cabane, plusieurs commençaient à mettre des lignes à l'eau, impatient de prendre leur première prise. 
Zachary, quatre ans, était heureux de lancer quelques lignes à l'eau avec son papa Nicolas Jobin. En compagnie de la maman et des deux autres enfants de la famille âgés de moins de deux ans, ils sont partis d'Alma en matinée pour profiter du début de saison. « On profite de l'hiver avec les enfants. On aime beaucoup ça », affirme Stéphanie Pelchat.
Line Blackburn était heureuse d'amorcer la saison de pêche blanche.
Line Blackburn et Alain Duchesne étaient eux aussi heureux d'amorcer la saison. « On travaille sur notre cabane depuis avant Noël pour qu'elle soit prête », souligne Mme Blackburn. Le couple attendait en après-midi la visite de ses cinq petits-enfants, tous impatients de se retrouver sur les glaces. « L'été, on fait du camping. En hiver, on vient pêcher. Les enfants s'amusent dehors, on rencontre des gens, on se fait des amis. Ça fait 20 ans qu'on vient ici. On a arrêté deux ou trois ans pour faire du ski, mais on a décidé de recommencer. C'est vraiment l'fun. »
Un peu plus loin, Dominique Boivin, tenait à peu près le même discours. « J'avais tellement hâte », affirme-t-elle. « On s'est installé vendredi soir et samedi matin, j'avais hâte de mettre ma canne à l'eau », raconte-t-elle. « L'ambiance est vraiment l'fun. Ça ressemble au camping. Ça dure juste cinq semaines, il faut en profiter. On va être là toutes les fins de semaine, parfois même en semaine. On part tôt le matin et on vient prendre notre café ici », ajoute celle qui habite Chicoutimi-Nord.