Katy Bernier est restée sans voix après avoir aperçu la demande en mariage que son fiancé, Martin Dufour, avait fait inscrire dans le haut de la une du Quotidien samedi. Les deux tourtereaux filaient le parfait bonheur hier, après avoir traversé une foule d'émotions en matinée.

ELLE A DIT OUI

Katy Bernier n'en croyait pas ses yeux lorsqu'elle a vu la demande en mariage que son fiancé, Martin Dufour, a fait placer samedi en une du Quotidien. Une demande en mariage demeure un moment émouvant, mais il l'est encore davantage lorsque la grande demande est immortalisée sur 30 000 copies.
La plupart des gens se lèvent reposés un samedi matin, frais et dispos en cette première journée de la fin de semaine. Martin Dufour, pour sa part, était particulièrement nerveux. «J'avais mal à la gorge tellement j'étais anxieux, je me suis levé à 5h du matin», raconte l'Almatois, en entrevue avec Le Quotidien, samedi après-midi, après avoir passé une matinée riche en émotions.
À 8h, il est allé acheter sa copie du journal, l'a posée sur la table, à côté d'une boîte cadeau qui contenait la bague accompagnant la grande demande. Vendredi, il avait appelé au journal pour faire inscrire en haut de la une le message suivant: "À la femme de ma vie... Katy Bernier, veux-tu m'épouser?» en lettres blanches, le tout sur un bandeau noir agrémenté de coeurs rouges.
En arrivant à table pour déjeuner, l'attention de Katy Bernier a tout d'abord été attirée par l'emballage-cadeau.
«Je lui ai dit qu'il fallait qu'elle regarde le journal avant d'ouvrir la boîte. Elle ne comprenait pas pourquoi je lui demandais ça, elle ne lit jamais le journal! , lance l'homme de 46 ans en riant. Elle le lit sur Internet.»
Mme Bernier a pris un moment avant de remarquer la grande demande. «J'ai pensé sur le coup que c'était un collage qu'il avait fait sur le journal, je l'ai gratté, et c'est là que j'ai compris que c'était bel et bien imprimé", mentionne celle qui était aux anges, hier.
«Quand elle l'a vu, sa face a changé, quand elle a compris que tout le monde pouvait voir la demande, ajoute M. Dufour. Sur le coup, elle n'a rien dit, elle était trop émue. Elle était super contente.»
Martin Dufour a reçu la réponse positive qu'il espérait. En fait, il n'avait pas grand doute sur la réponse de sa conjointe. Les deux amoureux, qui forment un couple depuis deux ans et demi, étaient fiancés depuis un moment.
«Je m'attendais à une demande originale, je savais que ça s'en venait, indique la femme de 44 ans, qui sait que son homme est un grand romantique qui n'aime pas faire les choses comme tout le monde. Mais je ne m'attendais pas à cela! C'est une très belle surprise!»
M. Dufour cherchait depuis un moment une idée qui se démarquerait des demandes en mariage habituelles. «J'ai pensé aux avions avec les banderoles, mais ça c'est déjà fait, mentionne-t-il. Puis j'ai eu cette idée qui m'est venue il y a deux semaines. Je ne sais pas si ça s'est déjà fait, mais je n'avais jamais vu ça.»
Du jamais-vu
Le rédacteur en chef et éditeur adjoint des journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, Denis Bouchard, confirme n'avoir jamais vu une telle demande en 32 années de service au Progrès du Saguenay.
Quelques membres de leur famille respective les ont appelés, après avoir été intrigués par la une du Quotidien. Toutefois, celui qui est opérateur à l'Usine Alma de Rio Tinto Alcan, et celle qui travaille comme enseignante à l'école secondaire Pavillon Wilbrod-Dufour, s'attendent à en entendre davantage parler dans leur milieu de travail lundi.
Les deux tourtereaux ont déjà pensé à plusieurs détails entourant l'organisation de leur mariage. Ils souhaitent avoir un mariage simple et intime. Leur union sera officialisée par un célébrant au plus tard le 5 juillet, selon les dates disponibles. Après avoir échangé leurs voeux, ils s'envoleront pour une lune de miel de deux semaines en Italie.