Karine Trudel veut modifier la loi qui permet aux sites canadiens d’obtenir la reconnaissance patrimoniale de l’UNESCO.

UNESCO: Karine Trudel réitère son appui à Arvida

Karine Trudel, candidate néo-démocrate dans Jonquière, veut augmenter les chances d’Arvida d’être désigné site patrimonial par l’UNESCO. Elle propose trois changements afin de faciliter l’inscription du quartier industriel de Saguenay sur la liste indicative canadienne.

À l’heure actuelle, la mise à jour de cette liste soumise à l’UNESCO, et à partir de laquelle l’organisme choisit les sites du patrimoine mondial, se fait tous les 10 ans. C’est le ministre de l’Environnement qui est chargé de constituer le comité consultatif, lequel fait une dizaine de recommandations à Parcs Canada.

« Nous avons trouvé que cette façon de faire comportait certaines problématiques. Le projet de loi que j’ai déposé une première fois en juin apporte des modifications qui pourraient favoriser Arvida », explique Karine Trudel.

Sa première proposition modifierait l’échéance de révision de la liste. Elle suggère qu’on la révise dorénavant aux quatre ans. Deuxièmement, Mme Trudel demande que quinze sites naturels et patrimoniaux s’y retrouvent. « Le point central, c’est que les ministères de l’Environnement et du Patrimoine travaillent de concert ensemble. On doit reconnaître les sites culturels, dont Arvida fait partie », lance la néo-démocrate, à propos du troisième changement proposé dans son projet de loi, mort au feuilleton.

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Si elle est élue le 21 octobre, Karine Trudel s’engage à déposer à nouveau ce projet de loi et d’en débattre à la Chambre des communes. « C’est un travail que nous avons fait en collaboration avec le CORPA (Comité pour la reconnaissance patrimoniale d’Arvida). Ça serait une bonne base pour au moins permettre à Arvida de redéposer, dans quatre ans, sa candidature. Il ne faut plus attendre 13 ans, ou le bon vouloir de certains gouvernements, selon leurs opinions », précise la candidate néo-démocrate.

Elle pense que cette nouvelle façon de procéder pourrait permettre aux organismes comme le CORPA de demeurer mobilisé, en ayant un objectif à moyen terme.

« Je crois que nous avons tout intérêt à faire connaître le site. C’est une richesse que nous avons ici à Arvida, que nous avons bâti. On a tout intérêt à le faire connaître à l’échelle nationale et mondiale », indique Karine Trudel.

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UNE IDÉE BIEN REÇUE PAR CARL DUFOUR

Le président du Comité pour la reconnaissance patrimoniale d’Arvida et conseiller municipal, Carl Dufour, accueille favorablement les idées lancées par Karine Trudel. Comme elle, M. Dufour croit qu’il faut améliorer le système qui permet de poser sa candidature à l’UNESCO.

« C’est une excellente idée. Nous avions un dossier extrêmement crédible. La ministre nous a proposé quelques améliorations pour avoir une meilleure candidature, mais c’est certain que de pouvoir soumettre Arvida tous les quatre ans nous garderait motivés », affirme M. Dufour.

Selon les recommandations fédérales, Arvida devrait se doter d’une infrastructure muséale et installer quelques éléments signalétiques dans le quartier.

Carl Dufour trouve qu’une trop grande place a été donnée aux sites naturels, lors de la dernière mise à jour de la liste indicative.

« Notre patrimoine industriel doit être mis en valeur », rappelle-t-il.