Marc Pettersen s’en prend au candidat bloquiste

Président de la Société de transport du Saguenay (STS), Marc Pettersen accuse le candidat du Bloc dans Jonquière de faire du « racolage électoral au sujet du transport adapté. »

Également conseiller municipal et militant du Parti libéral, Marc Pettersen critique sans détour la proposition « farfelue » de Mario Simard. Ce dernier propose notamment de rouvrir le programme fédéral destiné à l’industrie automobile pour intégrer le transport adapté. Le Québec ne bénéficie pas de ce programme, a dénoncé le candidat.

« À la STS, on profite de tous les programmes inimaginables mis en place par le gouvernement Trudeau. Je félicite notre directeur général, Jean-Luc Roberge, qui gratte dans les recoins de tiroirs à subventions des deux gouvernements. Pour éclairer la lanterne de notre historien de science politique de l’UQAC (Mario Simard), tous ces programmes, y compris la très grande majorité des programmes conjoints fédéraux provinciaux, doivent obligatoirement passer par le principe du pouvoir de dépenser du gouvernement provincial, qui a été particulièrement mis de l’avant depuis l’élection d’un gouvernement souverainiste en 1976. Mais là aussi, le candidat bloquiste a une mémoire sélective lorsque cela fait son affaire », exprime, par voie de communiqué, Marc Pettersen.

Ce dernier, qui a déjà été candidat libéral dans Jonquière, ne mâche pas ses mots quand vient le temps de parler du candidat bloquiste. Marc Pettersen admet sans détour qu’il milite pour le parti adversaire. Une implication qui ne l’empêcherait pas de critiquer ouvertement le candidat, en tant que président de la STS.

« Je pense que les citoyens de Jonquière ont besoin d’un vrai député, pas d’un historien de science politique qui utilise ses trous de mémoire pour se faire du capital politique sur le dos des plus vulnérables de la société », écrit-il.

Le président de la STS rappelle que la pénurie de main-d’œuvre est la principale cause de la diminution des services.

« Les difficultés que nous avons au niveau de la main-d’œuvre n’ont rien à voir avec l’obscur programme fédéral mis en lumière par Mario Simard. Qui plus est, mêler les problèmes de main-d’œuvre à la STS et dire que le fédéral n’en a que pour l’industrie automobile de l’Ontario relève de son ignorance totale du fonctionnement de la machine gouvernementale fédérale et même québécoise. »

« Au-delà du racolage honteux fait sur le dos des personnes à mobilité réduite, le candidat du Bloc devrait d’abord s’informer et s’en tenir à des faits historiques et pas seulement choisir ce qui pourrait l’avantager politiquement pour gagner l’élection », termine le conseiller municipal et président de la STS. 

AbonnezvousBarometre