La cheffe du Parti vert du Canada, Elizabeth May, considère la Loi sur les Indiens «raciste et oppressive».

Les Verts veulent permettre aux Autochtones de se soustraire à la Loi sur les Indiens

OTTAWA — Le Parti vert du Canada promet l'établissement d'un cadre permettant aux collectivités autochtones de se soustraire à l'application de la Loi sur les Indiens.

Abroger cette loi jugée «raciste et oppressive» nécessitera un «exercice complexe», reconnait la cheffe du Parti vert, Elizabeth May.

«Il est temps de mettre fin à l'ère de l'oppression coloniale et de soutenir véritablement le travail et les efforts des peuples autochtones vers l'autodétermination afin que personne ne soit laissé pour compte ou exclu de son héritage légitime», a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

Dans son programme, le parti écrit que «la Loi sur les Indiens impose des critères fondés sur la race pour déterminer qui est un Indien et qui ne l'est pas et enfreint le droit des membres des Premières Nations à se définir eux-mêmes».

De passage à Cowichan, sur l'ile de Vancouver, Mme May s'engage à présenter de nouveau des projets de loi visant «aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation et de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées».

Un gouvernement dirigé par les verts enchâssera la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans la législation canadienne.

Mme May a aussi dit que les peuples autochtones joueront un rôle déterminant dans le processus visant à abroger la loi.

Les Verts souhaitent réaliser une percée sur l'ile de Vancouver. Selon de récents sondages, le parti pourrait y remporter plusieurs circonscriptions. Les deux sièges que comptait la formation au moment de la dissolution de la Chambre des communes étaient situés sur l'ile de Vancouver.

Projet de loi mort au feuilleton

Au cours de la dernière session parlementaire, le député néo-démocrate Romeo Saganash avait présenté un projet de loi d'initiative parlementaire visant à harmoniser les lois canadiennes avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Toutefois, le projet est mort au feuilleton à la suite du déclenchement de la campagne électorale.

Le chef libéral Justin Trudeau a promis de présenter à nouveau le projet de loi si les libéraux étaient réélus.