Le Bloc veut un projet de loi sans brèche dans la gestion de l’offre

Le Bloc québécois s’engage à présenter un projet de loi visant à interdire les brèches dans la gestion de l’offre lors des négociations commerciales. Les candidats du parti dans la région, Valérie Tremblay, Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe, s’engagent à n’appuyer le budget du prochain gouvernement fédéral que si ce dernier inclut les compensations promises aux agriculteurs.

« Nos producteurs agricoles ont été sacrifiés trois fois de suite, par les conservateurs et les libéraux, dans les accords de libre-échange. Actuellement, aucun d’entre eux n’a été indemnisé, affirme Mario Simard, candidat dans Jonquière, dans un communiqué. Le dépôt d’un projet de loi s’impose afin de mettre fin à cette injustice et de garantir qu’il n’y ait plus jamais de brèche dans la gestion de l’offre lors des négociations d’accords commerciaux. »

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Les candidats affirment que les conservateurs ont négocié une brèche dans la gestion de l’offre dans l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Europe et que les libéraux ont négocié deux brèches dans le Partenariat transpacifique (PTPGP) et dans l’Accord Canada—États-Unis—Mexique (ACÉUM).

« On ne peut plus se fier sur la parole des autres partis fédéraux. Il faut les empêcher, par loi, de trahir une nouvelle fois nos agriculteurs. Il en va de la survie de notre modèle agricole fondé sur l’entreprise familiale », estime Alexis Brunelle-Duceppe, candidat bloquiste dans Lac-Saint-Jean.

Jeudi, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a dévoilé un projet de loi qui « modifie la Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement afin d’interdire au ministre de négocier un accord commercial qui aurait pour effet d’affaiblir le système de gestion de l’offre ».

« Nos producteurs attendent encore après des compensations dont la seule trace est une promesse électorale et rien d’autre. Après avoir été délaissés par le Parti conservateur et par le Parti libéral, nos producteurs méritent maintenant une assurance qu’ils ne seront plus sacrifiés », conclut Valérie Tremblay, candidate dans Chicoutimi – Le Fjord.

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MARIO SIMARD DÉFEND LA DÉCLARATION D'IMPÔT UNIQUE

Le candidat du Bloc québécois dans Jonquière, Mario Simard, ne croit pas qu’une déclaration d’impôt unique nuirait au Québec et qu’il y aurait des pertes d’emplois, si cette proposition avancée par le Parti conservateur du Canada venait à se concrétiser. Le candidat bloquiste a fait parvenir un communiqué de presse dans lequel il répond à la députée sortante de Jonquière, la néo-démocrate Karine Trudel, qui disait, dans les pages du Quotidien de vendredi, craindre pour la fermeture du Centre de données fiscales si le projet conservateur voyait le jour. « Je tiens à lui rappeler qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois avec le rapport d’impôt unique parce que nous allons nous assurer que cette transition se fasse à coût nul », soutient de son côté Mario Simard. Ce dernier croit au contraire qu’une déclaration de revenus unique gérée par le Québec permettrait de faire des économies importantes et de réduire la bureaucratie. «Le fédéral devra affecter davantage de personnel aux relations avec Revenu Québec pour veiller à ce que les sommes transmises correspondent bien à l’impôt perçu, contribuable par contribuable. C’est le genre de choses qui pourrait se faire à partir de Jonquière, assurant du travail aux 1000 fonctionnaires fédéraux qui y travaillent», écrit le candidat dans son communiqué.