Candidats bloquistes dans Jonquière et Lac-Saint-Jean, Mario Simard et Alexis Brunelle Duceppe ont rencontré les représentants de l’UPA, mardi.

Le Bloc promet un projet de loi sur la gestion de l'offre

Comme la plupart des formations politiques, le Bloc québécois s’engage à protéger la gestion de l’offre. Mais les candidats régionaux vont un peu plus loin en s’engageant à déposer un projet de loi visant à interdire toute nouvelle brèche dans ce système qui protège notamment la production laitière.

« On souhaite faire modifier la loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement afin d’interdire au ministre de négocier un accord commercial qui aurait pour effet d’affaiblir le système de gestion de l’offre. Les conservateurs et les libéraux ont fait des brèches dans le passé. Donc on ne peut se fier à leur parole. Une loi protégera la gestion de l’offre », détaille le candidat dans Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, à la sortie d’une rencontre tenue avec les représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Une modification à l’image de la clause d’exception culturelle qui existe depuis le tout premier accord de libre-échange. Une clause qui permet à Ottawa d’exiger du contenu canadien aux entreprises étrangères voulant diffuser au pays.

« Ce n’est pas farfelu comme idée. On le fait avec la culture, alors pourquoi ne pas le faire avec la gestion de l’offre ? », ajoute le candidat dans Jonquière, Mario Simard, estimant qu’une loi protégerait définitivement ce système qui a été ébranlé dans les dernières années.

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Les candidats bloquistes ont aussi promis de voter contre tout budget qui n’inclut pas de compensations aux producteurs. Ottawa, rappelons-le, a assuré de verser de l’aide financière aux producteurs touchés par les brèches dans la gestion de l’offre. Une partie a déjà été donnée, concède le Bloc, ajoutant qu’un autre montant est en attente.

« Les producteurs croyaient que c’était réglé. Mais les libéraux n’ont pas “canné” le dossier. Un montant n’est pas encore passé aux crédits. Tant que ce n’est pas approuvé en chambre, ça demeure une promesse », pointe Mario Simard.