Dans l’ordre habituel, on retrouve Guillaume André, directeur général de Véhicules électriques Simon André, Valérie Renaud-Martin, candidate libérale dans Trois-Rivières et son chef Justin Trudeau, ainsi que Rémi Bellemare, ingénieur.

Justin Trudeau en campagne à Trois-Rivières: «On veut amener le TGF»

TROIS-RIVIÈRES — Décidément, Trois-Rivières est dans la mire des principaux partis politiques car deux jours après le chef conservateur Andrew Scheer, c’était au tour du premier ministre sortant Justin Trudeau de débarquer en région. Le chef libéral Justin Trudeau avait beau visiter vendredi Véhicules Électriques Simon André à Trois-Rivières, c’est plutôt le train à grande fréquence qu’il a abordé dans les enjeux locaux.

«On veut bien amener le train à haute fréquence entre Montréal et Québec qui passera sur la rive nord du Saint-Laurent. On sait que pour ce faire, ça prend un gouvernement qui est prêt à investir dans les infrastructures et le transport. Les conservateurs, ce qu’ils offrent toujours, c’est les coupures et de l’austérité. Depuis quatre ans, on a démontré que d’investir dans nos communautés comme ici à Trois-Rivières, c’est bon pour l’économie, c’est bon pour les citoyens et c’est la chose responsable à faire et on va continuer de le faire», a lancé celui qui sera au Festival western de Saint-Tite samedi.

Sa candidate dans Trois-Rivières, Valérie Renaud-Martin, reconnaît l’importance de ce dossier pour sa circonscription. «Notre gouvernement libéral a investi 71 millions de dollars avec la Banque d’infrastructure du Canada pour l’étape de l’élaboration du projet. C’est une étape cruciale et c’est le seul gouvernement jusqu’à maintenant qui a fait quelque chose pour l’avancement de ce projet. En quatre ans, le projet de TGF a avancé plus rapidement que les dernières décennies. Le gouvernement conservateur a été au pouvoir pendant dix ans et ils n’ont rien fait. Notre gouvernement a pris les moyens pour faire avancer ce dossier. C’est certain que je vais être là pour continuer à défendre ce projet», a-t-elle fait savoir en entrevue.

Par ailleurs, au niveau de la pyrrhotite, son chef s’est plu à rappeler que son gouvernement s’était impliqué pour créer des compensations de plusieurs dizaines de millions de dollars afin d’aider les familles touchées. «Le gouvernement conservateur n’a rien fait sur ce dossier pendant bien des années», a souligné celui qui a également parlé de l’importance de l’aéroport pour Trois-Rivières.

Interrogée par les médias nationaux sur la loi 21 sur la laïcité de l’État, sa candidate a affirmé que «ce n’est pas de ça qu’on me parle actuellement sur le terrain». «Je suis tout à fait à l’aise avec la position du premier ministre, j’ai toujours défendu les droits et libertés des gens. Les gens sont préoccupés par leur quotidien. C’est là que moi, je veux faire une différence. On est dans l’opposition depuis plus de 25 ans, il faut sortir de là parce qu’on doit aller chercher notre juste part du gâteau», déclare celle pour qui l’adversaire, «ce n’est pas monsieur Lévesque, mais les conservateurs».

Dans son allocution, M. Trudeau a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu facilitera la vie des entrepreneurs canadiens en rendant le démarrage et la croissance de leur entreprise plus abordable.  

«À l’heure actuelle, sept Canadiens sur dix travaillent pour des petites et moyennes entreprises, faisant d’elles les plus grands employeurs au pays et les moteurs de notre économie. Cependant, encore trop d’entrepreneurs sont freinés par les coûts liés à la conduite des affaires», a-t-il fait remarquer.

«Après une décennie durant laquelle l’économie faisait du sur place et le chômage persistait sous le règne des conservateurs, la relance économique du Canada est amorcée, en grande partie grâce au travail acharné des Canadiens qui ont démarré leur propre entreprise. Pour poursuivre sur cette lancée, nous avons déjà baissé le taux d’imposition des petites entreprises. Maintenant, nous allons faire en sorte que tout entrepreneur en devenir puisse se lancer en affaires et créer de nouveaux emplois», renchérit-il.

En plus d’avoir fait passer le taux d’imposition des petites entreprises de 11 à 9 pour cent, un gouvernement libéral réélu éliminera les obstacles à la réussite des entreprises en réduisant les frais et la paperasse en plus de créer des fonds de soutien pour les nouveaux chefs d’entreprise.

Fournir à un maximum de 2000 entrepreneurs par année une somme pouvant aller jusqu’à 50 000 $ pour créer une nouvelle entreprise, donner 250 $ à chaque nouvelle entreprise qui cherche à élargir ses services en ligne, réduire de 75 pour cent le coût de la constitution d’une entreprise en société de régime fédéral et éliminer les frais de transactions prélevés sur le montant de la TPS/TVH lors des transactions effectuées par carte de crédit, ce qui permettra aux entreprises d’économiser près de 500 millions de dollars par année selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante: voilà autant de mesures annoncées.

Faire passer le taux d’imposition des petites entreprises à neuf pour cent, «le taux le plus bas de tous les pays du G7», permettant aux entreprises d’économiser jusqu’à 7500 $ par an, permettre aux entreprises d’amortir les investissements qui sont à l’origine de la création d’emplois, éliminer les réglementations inutiles et dépassées et ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises par le biais du lancement de la Stratégie de diversification des exportations: voilà d’autres engagements libéraux.

«Faire des cadeaux au un pour cent les plus riches, ce n’est pas aider le vrai monde. Seuls les libéraux ont un plan pour continuer d’avancer et donner à tout le monde une chance égale de réussir», a-t-il conclu.