À Québec, Joël Lightbond (Louis-Hébert), Jean-Yves Duclos (Québec), Antoine Bujold (Beauport-Limoilou) et Annie Talbot (Portneuf-Jacques-Cartier) ont pris la parole devant le chantier du centre communautaire YMCA Saint-Roch samedi matin.

«Inacceptables» les coupures en infrastructures selon les libéraux

Selon les libéraux, ce seraient des coupures et des paroles en l’air concernant les infrastructures qui attendront les Québécois si un gouvernement conservateur venait à être élu le 21 octobre prochain.

Au lendemain de la présentation du cadre financier du Parti conservateur, les candidats libéraux ont exprimé leurs inquiétudes un peu partout dans la province. À Québec, Jean-Yves Duclos (Québec), Joël Lightbond (Louis-Hébert), Antoine Bujold (Beauport-Limoilou) et Annie Talbot (Portneuf-Jacques-Cartier) ont pris la parole devant le chantier du centre communautaire YMCA Saint-Roch samedi matin.

«On trouve totalement inacceptable l’annonce qui a été faite finalement par le Parti conservateur en terme de réduction d’investissements en infrastructures. Couper de cette manière-là, c’est irresponsable, c’est même une gifle au visage des leaders économiques et politiques de la région de Québec», martèle M. Duclos, député sortant de Québec.

Les projets soulevés par M. Duclos qui risquent de subir un impact négatif sont entre autres la restauration du pont de Québec, le Réseau de transport structurant et la protection de l’eau du Lac Saint-Charles. Ces projets demanderaient une «participation fédérale solide». Les libéraux parlent de coupures de 18 milliards en cinq ans dans le cadre financier d’Andrew Scheer, seulement en infrastructures.

Un peu tard

Duclos et Lightbond n’étaient pas gênés de mettre en lumière la date tardive à laquelle les conservateurs ont livré leur plan : un vendredi soir tout juste avant le long congé de l’Action de grâce et après tous les débats télévisés. On y prévoit 69 milliards de dollars de compressions et nouveaux revenus d’ici cinq ans, ce qui rappelle aux libéraux «l’austérité sous le gouvernement Harper».

Pour atteindre le déficit zéro, les conservateurs proposent d’échelonner les investissements en infrastructures sur 15 ans au lieu de 12. Le montant prévu par le gouvernement libéral était de 187 milliards.

Un troisième lien?

Les libéraux de la région de Québec ont d’ailleurs comparé l’épisode du centre Vidéotron avec celui du troisième lien en invitant la population à se méfier des conservateurs «qui enfilent un gilet des Nordiques». 

«Ils ont levé le pouce en l’air pour finalement investir zéro dollar dans le centre Vidéotron», rappelle M. Lightbond. À quelques mois des élections de 2011, des candidats conservateurs avaient porté le gilet symbolique alors que l’on réclamait un investissement du fédéral pour la construction du centre. 

Finalement, les conservateurs n’ont pas investi dans l’amphithéâtre, il a entièrement été financé par la Ville et le gouvernement provincial.

Le projet du troisième lien entre Québec et Lévis serait pourtant l’un des projets prioritaires pour le parti d’Andrew Scheer.

«Il n’y a pas de montant pour le troisième lien. C’est les 12 travaux d’Astérix d’essayer de trouver le troisième lien dans le cadre financier des conservateurs», ajoute le député sortant de Louis-Hébert.

Rappelons que les libéraux n’ont pris aucun engagement en ce qui concerne le troisième lien.

Culture

Annie Talbot, anciennement présidente-directrice générale de la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec et directrice générale de la Fondation La Presse, a rappelé qu’elle s’est engagée en politique pour défendre la culture «extrêmement forte» du Québec.

«Elle a été soutenue plus que jamais durant les quatre dernières années. Ce qu’on nous propose c’est de revenir en arrière», précise-t-elle en parlant des engagements des conservateurs pour défendre la culture québécoise. 

Les libéraux se sont engagés à taxer les géants du Web, grands responsables de la crise financière qui frappe présentement les entreprises de presse québécoises.

Mme Talbot a soulevé l’importance du mouvement de soutien envers les journaux qui se fait sentir depuis quelques semaines. Elle s’engage à accompagner les médias dans la transformation qui les guettent sous un gouvernement libéral.