Le tracé du corridor énergétique et celui du gazoduc de Gazoduq ne pourront correspondre, affirme l’entreprise

Gazoduq n’a pas de lien avec le corridor énergétique

L’entreprise Gazoduq, qui fait la promotion d’un projet de gazoduc visant à alimenter l’usine de liquéfaction de gaz naturel Énergie Saguenay, ne croit pas qu’il soit possible de faire coïncider le tracé de sa conduite de gaz avec celui du corridor énergétique transcanadien promis par Andrew Scheer lors de la campagne électorale.

Lors d’une mêlée de presse, vendredi, le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, a laissé tomber que le tracé du gazoduc pourrait correspondre par «bouts» à celui de corridor énergétique proposé par son parti.

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Invité à réagir, Gazoduq a fait part de sa position par le biais d’une communication écrite, ne voulant pas s’ingérer dans la campagne électorale.

« Nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur d’autres projets. Maintenant, notre projet est un gazoduc et uniquement un gazoduc qui alimentera d’abord notre principale cliente Énergie Saguenay. Dans aucun cas, notre projet ne pourrait devenir autre chose ou servir à d’autre chose que de transporter du gaz naturel», a mentionné la directrice principale, affaires publiques et relations avec la communauté chez Gazoduq, Marie-Christine Demers.

«Autant d’un point de vue technique ou règlementaire, a-t-elle ajouté, l’emprise ne peut servir qu’à un seul projet, soit notre conduite souterraine de transport de gaz naturel.»

Mario Simard réagit

Par ailleurs, le candidat bloquiste dans Jonquière a tenu a réagir aux propos de Richard Martel tenus vendredi à propos du pétrole albertain. Le candidat conservateur affirmait qu’il était préférable d’acheter du pétrole canadien plutôt que d’en importer des États-Unis.

«Le pétrole canadien passerait par un pipeline, mais ne serait pas pour la consommation canadienne, affirme M. Simard. Il n’y a pas de raffinerie au Québec pour raffiner ce pétrole-là. C’est purement et uniquement pour l’exportation, donc il n’y aurait aucunes retombées pour le Québec, malgré le risque épouvantable pour nos écosystèmes.» Avec Annie-Claude Brisson