Benoit Rochefort a été renvoyé du doctorat en management de projets pour plagiat.

Un candidat de la CAQ renvoyé de l’UQAC pour plagiat

Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Jonquière, Benoit Rochefort, a été renvoyé du doctorat en management de projets, après avoir échoué à la deuxième occasion son examen doctoral pour plagiat. Joint tard en soirée mardi, le candidat a expliqué que le logiciel Compilatio utilisé par l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) était en effet arrivé à un taux de plagiat très élevé sur son document. Dans sa version, il prétend que le document plagié était une version précédente du même document qu’il avait remis précédemment. Sa version n’avait pas été retenue par l’UQAC en appel.

Sur le site de la CAQ, il est dit que le professeur au Cégep de Chicoutimi possède un certificat dans le programme court en management de projet à l’UQAC. Or, c’est bel et bien au doctorat en management de projet qu’était inscrit le candidat. Dans un entretien téléphonique, en compagnie de l’attachée de presse régionale pour la CAQ, Nancy Desgagné, Benoit Rochefort a reconnu avoir échoué à deux reprises l’étape de l’examen doctoral. Tout second échec entraîne automatiquement l’arrêt du parcours vers l’obtention du doctorat, tout comme un cas de plagiat. Le candidat a indiqué s’être fait créditer par la suite les cours déjà réalisés pour obtenir son diplôme.

« Je sais que je suis innocent, c’est un dossier que je n’ai pas digéré », a-t-il indiqué. Il a d’ailleurs informé le parti lors du processus de sélection des candidats.

« J’ai écrit mon examen à quatre reprises. Les deux premières fois, je l’ai échoué. J’ai décidé de reprendre l’examen », a-t-il expliqué. L’examen doctoral compte pour six crédits et consiste à répondre à trois questions à raison de dix pages par question. Il a dit avoir retravaillé ses versions à la suite de commentaires de son directeur de recherche. Benoit Rochefort a d’ailleurs déploré un certain manque d’encadrement de sa part.

« J’ai reçu une sanction pour plagiat. Je capotais, car je savais que je n’avais pas plagié. Je me disais que c’était évident. Je me disais que j’avais peut-être des erreurs de citations. J’avais dix jours pour contester. J’étais débâti raide. C’était une atteinte à ma réputation », a-t-il poursuivi.

Il dit avoir fait appel à une connaissance qui avait accès au logiciel Compilatio. « Il l’a mis dans le logiciel et il m’a montré les résultats pour les trois questions : 100 %, 100 % et 96 %. Quand il a ouvert le rapport, il m’a montré que c’était mon essai numéro un qui sortait. On a enlevé ce que j’avais déjà écrit. Quand on l’a refait, j’étais dans des seuils acceptables, en bas de 10 % », a-t-il enchaîné.

Le détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise également à l’UQAC a par la suite rempli sa demande d’appel. « J’ai rencontré le comité d’appel et ils ont maintenu la décision du comité de lecture. Je n’avais plus vraiment de recours. » Il a souligné ne pas avoir voulu s’embarquer dans un processus judiciaire.

Lors de la confirmation de son cas de plagiat, il n’a pas obtenu plus de détails sur ce qui lui était reproché.

Benoit Rochefort devrait participer au débat organisé par le Cercle de presse mercredi matin. Il a indiqué qu’il ne reviendrait pas sur ce dossier, estimant s’être expliqué.