Le premier ministre a visité le centre d’amusement pour enfants Savana, à Chicoutimi, dimanche en début d’après-midi, accompagné de Marie-Josée Morency, candidate libérale dans Chicoutimi, où ils ont échangé avec une famille. Plusieurs militants libéraux régionaux se trouvaient sur place, dont l’ancienne candidate Francyne T. Gobeil.

Un bilan «sans précédent» dans Roberval

Le premier ministre Philippe Couillard a martelé avoir un bilan « sans précédent » comme député de la circonscription de Roberval. Il a répété, à l’occasion de son premier passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean de la campagne électorale, que nombre de projets n’auraient pas pu voir le jour si région n’avait pas pu compter sur un député également premier ministre.

Celui qui s’est présenté comme un homme proche des gens des régions, des travailleurs, des forestiers et des entrepreneurs a énuméré les projets réalisés devant ses partisans, dimanche en fin d’après-midi, lors de l’inauguration de son local électoral, à Saint-Félicien.

« Je sais qu’il y a bien des dossiers qu’on a réussis, qui n’auraient pas réussi, si le député de Roberval n’était pas premier ministre du Québec, a-t-il lancé devant la centaine de personnes entassées dans le local du boulevard du Sacré-Coeur, situé à l’angle de la rue Saint-Jean-Baptiste, où régnait une chaleur écrasante.

Une centaine de militants ont pris part à l’inauguration du local électoral de Philippe Couillard, à Saint-Félicien, dimanche en fin d’après-midi. Une dizaine d’élus et d’anciens politiciens étaient également sur place.

« Ça va continuer de même, au prochain mandat, je vous le garantis, je vais m’occuper de ma région », a-t-il promis, sous une salve d’applaudissements.

Plusieurs élus et anciens politiciens
Une dizaine d’élus et anciens politiciens de la circonscription s’étaient déplacés afin de donner leur appui au député sortant.

Sabin Côté, maire de Roberval, a affirmé considérer le mandat de Philippe Couillard comme un mandat « payant » pour la circonscription, lors d’un entretien avec Le Quotidien, avant le rassemblement.

Le maire de La Doré, Yanick Baillargeon, la mairesse de Lac-Bouchette, Ghislaine Hudon, le maire de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, Gérald Duchesne, le maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons, ainsi que le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, également préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, se trouvaient sur place, tout comme l’ancien ministre libéral Gaston Blackburn ainsi que l’ancien député libéral Robert Lamontagne.

Philippe Couillard complétera sa visite régionale lundi en matinée, en annonçant un nouvel engagement électoral, à 9 h, à l’école primaire Hébert, à Saint-Félicien.

+ GRANDE-ANSE: UNE ENTENTE ENTRE LES PARTENAIRES PRIVILÉGIÉE

La négociation d’une entente entre les différents intervenants du réseau ferroviaire régional est l’option que privilégie le premier ministre Couillard afin de régler le problème d’accès au terminal maritime de Grande-Anse.

Philippe Couillard a mentionné qu’une table de travail avait déjà été formée dans cet objectif. La table de travail rassemble des représentants du chemin de fer Roberval-Saguenay, du Canadien National, de différentes municipalités et du gouvernement, entre autres.

Il estime que la congestion ferroviaire «va nuire éventuellement aux projets du Nord qui veulent descendre du matériel pour les charger au port», nuisant également à la maximisation du potentiel économique du port en eaux profondes.

«Qu’est-ce qu’on devrait mettre sur la table pour que ça se débloque? a-t-il soulevé, lors d’un entretien avec Le Quotidien. Il n’y a aucune raison qu’on ait ce verrou-là.»

Le groupe de travail sur les transports du Sommet économique, qui a remis son rapport en juin 2017, recommandait plutôt d’évaluer l’option d’une voie d’évitement le long des rails du chemin de fer Roberval-Saguenay ainsi que la possibilité d’aménager une voie de contournement entre Jonquière et le terminal de Grande-Anse.

Cette alternative demeure une option de dernier recours, qui serait considérée en l’absence d’un terrain d’entente, soutient M. Couillard. «Idéalement, on devrait être capable d’avoir une entente entre tout le monde, pour que tout le monde ait accès, selon ses besoins, au port, au moment où il en a besoin.»

Ce dossier est revenu dans l’actualité en juillet, à l’occasion des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sur le projet d’usine de transformation de Métaux BlackRock, qui doit voir le jour sur la zone industrialo-portuaire du terminal maritime en eaux profondes.

À cette étape du projet, Métaux BlackRock et Rio Tinto, propriétaire du chemin de fer Roberval-Saguenay, ne s’entendaient pas sur les droits de passage en vue du transport du minerai extrait du gisement de fer, de titanium et de vanadium de la minière à Chibougamau, sur cette portion du réseau ferroviaire. 

+ PAS DE CANDIDAT ENCORE DANS JONQUIÈRE

Philippe Couillard n’a pas profité de son premier passage dans la région à l’occasion de la campagne électorale pour présenter un candidat du Parti libéral dans Jonquière. Le premier ministre du Québec a assuré que l’annonce sera faite prochainement, sans préciser de délais. De «petites vérifications» doivent encore avoir lieu, a-t-il précisé, dimanche, ajoutant que se lancer en politique «est toute une décision».

+ APPUI RÉITÉRÉ AU PROJET D'AMPHITHÉÂTRE DE SAGUENAY

Philippe Couillard a réitéré son appui au projet d’amphithéâtre à Saguenay. Il accueille favorablement le projet d’Amphithéâtre + présenté la semaine dernière par la mairesse Josée Néron et s’engage à le réaliser une fois que Saguenay et Québec pourront déterminer des «objectifs communs». «Si on peut donner d’autres rôles qu’uniquement une patinoire, tant mieux. Moi je vais vouloir travailler avec la mairesse de la Ville de Sherbrooke, pour voir exactement le projet», a-t-il affirmé en point de presse, avant de corriger son lapsus en point de presse, corrigé par ses candidats qui l’accompagnaient et qui lui soufflaient «Saguenay».