Les candidats du PQ dans la région, Sylvain Gaudreault (Jonquière), Mireille Jean (Chicoutimi), Thomas Gaudreault (Roberval), Marie-Annick Fortin (Dubuc) et William Fradette (Lac-Saint-Jean) seront à l'oeuvre sur le terrain tout au long de la fin de semaine pour convaincre les indécis de voter pour eux et pour faire sortir le vote péquiste.

Rien n’est acquis, selon Gaudreault

Rien n’est acquis pour les cinq candidats du Parti québécois (PQ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le dernier droit de la campagne électorale sera donc crucial pour Mireille Jean (Chicoutimi), Sylvain Gaudreault (Jonquière), Marie-Annick Fortin (Dubuc), William Fradette (Lac-Saint-Jean) et Thomas Gaudreault (Roberval), qui vont profiter des trois prochains jours pour convaincre les indécis de voter pour eux.

Le jeune Fradette, qui aimerait succéder à Alexandre Cloutier, pointe que nombre d’électeurs n’ont pas encore fait leur choix. Il a l’intention de redoubler d’ardeur, au cours des prochaines heures, pour les convaincre que le parti de Jean-François Lisée est la meilleure solution pour eux.

« Je vais continuer de faire ce que j’ai fait tout au long de la campagne. Être présent sur le terrain et faire du porte-à-porte. J’ai distribué un dépliant qui contient ma plateforme locale dans plus de 25 000 domiciles. Le travail n’est pas à faire auprès des sympathisants convaincus, mais auprès des indécis », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse visant à dresser le bilan de la campagne des candidats péquistes.

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, juge que les cinq circonscriptions du Royaume sont « prenables ». La lutte s’annonce donc serrée. À ce sujet, Sylvain Gaudreault, présentement au coude-à-coude avec son adversaire caquiste, Benoît Rochefort, convient que la menace est réelle.

« Je sens une présence que je ne sentais pas avant avec la CAQ. Par contre, les gens me disent qu’avec moi, ils ont eu un député qui les a écoutés, qui a mobilisé la population et qui a livré la marchandise. Je suis extrêmement confiant », a indiqué Sylvain Gaudreault, qui représente Jonquière à l’Assemblée nationale depuis 2007.

Mireille Jean tente de se faire élire dans Chicoutimi pour un premier mandat complet. Elle rappelle que la démocratie n’a rien à voir avec les sondages et que les électeurs éliront le parti qui a le plus à offrir concrètement.

« Les libéraux ont éliminé les plateformes de concertation. On en fait déjà au sein de notre équipe régionale du PQ, de la concertation. On a présenté dès le début une plateforme solide », a fait valoir Mireille Jean.

Marie-Annick Fortin veut pour sa part déloger le libéral sortant, Serge Simard, dans son fief de Dubuc, un territoire aussi grand que la Belgique. Elle s’est dite fière d’avoir parcouru autant de terrain, ce qu’elle continuera de faire avec entrain jusqu’au jour J.

« Mon objectif est de me faire voir et d’être la plus présente possible, sans relâche, en continuant de faire du porte-à-porte. Je vais continuer de multiplier les rencontres comme je l’ai fait tout au long de la campagne », a promis la candidate.

Faire sortir le vote

En plus de tenter de convaincre le plus de concitoyens possible de lui faire confiance, Sylvain Gaudreault a l’intention de travailler à faire sortir le vote avec l’appui d’une « organisation gigantesque ».

Le député sortant pense que seule sa formation politique a des propositions concrètes en matière d’environnement et que sa plateforme est la plus sérieuse en matière de santé, de développement régional et d’immigration, notamment. Il a invité la population à se rassembler derrière le PQ pour bloquer « la gauche irréaliste et la droite catastrophique ».

La force de l’équipe a été mise en relief par les cinq candidats, qui estiment avoir tout donné.

« Aucun de nos adversaires n’a fait autant pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Québec solidaire a un programme fort séduisant, mais irréaliste et rêveur. Le Parti libéral nous rappelle la réalité désastreuse des quatre dernières années. La CAQ a des propositions confuses. Le programme du PQ est le seul crédible », a opiné Sylvain Gaudreault.

Thomas Gaudreault, qui affronte le premier ministre sortant, est d’avis que la CAQ a oublié le Lac-Saint-Jean.

« Pourquoi il y avait seulement les trois candidats du Saguenay dans les publicités », s’est-il interrogé.