Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Québec solidaire entend se pencher sur la LHJMQ

Québec solidaire s’engage à se pencher sur la situation des hockeyeurs qui font partie de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) s’il est élu au pouvoir.

Le parti a dévoilé cet engagement, samedi, dans la circonscription Jean-Lesage à Québec. La situation de la LHJMQ a soulevé des réactions au cours des dernières années, alors que certains groupes ont déploré les conditions des joueurs de 16 à 20 ans. QS s’est engagé à lancer un processus de consultation afin de voir à l’encadrement des jeunes athlètes québécois.

Les joueurs des 18 équipes de la LHJMQ, dont fait partie les Saguenéens de Chicoutimi, sont entièrement pris en charge pas la formation qu’ils représentent, mais ils ne sont pas salariés. Québec solidaire a l’intention d’abroger l’article 1 du projet de loi 176, qui modifie la Loi sur les normes du travail.

«Le gouvernement québécois a la responsabilité de protéger les droits des joueurs, pas de les en priver, a tranché par voie de communiqué le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Lorsque les libéraux ont adopté le projet de loi 176, ils ont exclu les jeunes athlètes québécois de la Loi sur les normes du travail, sans entendre les joueurs ni demander aux équipes d’ouvrir leurs livres. Tout cela avec le soutien tacite de la CAQ et du PQ. Seul Québec solidaire s’est tenu debout pour les jeunes athlètes québécois.»

Certaines formations ayant de moins grandes ressources financières avaient fait part de leurs craintes de salarier leurs joueurs lorsque le sujet est devenu d’actualité, allant jusqu’à se questionner pour leur survie.

«La volonté affichée par la Ligue et le gouvernement de préserver les plus petits marchés de la LHJMQ est légitime, mais cela ne doit pas se faire au détriment des jeunes joueurs, a pour sa part indiqué le candidat de QS dans la circonscription de Jean-Lesage, Sol Zanetti. Les amateurs de hockey le savent: sans joueurs, pas de matchs, pas de revenus, pas de sport. Pourtant, la recette des billets que nous achetons va tout droit dans les poches des propriétaires de clubs sans passer par les joueurs. Il faut trouver une solution à cette situation difficilement acceptable.»