William Fradette (PQ), Luc-Antoine Cauchon (QS), Mathieu Huot (PLQ) et Éric Girard (CAQ), ici en compagnie de la présidente du Cercle de presse Jessica Blackburn, ont débattu mercredi matin.

QS contre BlackRock et Arianne Phosphate

C’est à Saguenay que quatre candidats de deux circonscriptions du Lac-Saint-Jean se sont rencontrés, mercredi, à l’occasion d’un débat orchestré par le Cercle de presse du Saguenay. À la dernière minute, le candidat Éric Girard de la Coalition avenir Québec a remplacé sa collègue Denise Trudel. Lors de cet échange, le candidat de Québec solidaire, Luc-Antoine Cauchon, s’est farouchement opposé à des projets tels que ceux de BlackRock et d’Arianne Phosphate.

Trois candidats de la circonscription de Lac-Saint-Jean, Éric Girard (CAQ), Mathieu Huot (PLQ) ainsi que William Fradette (PQ), et Luc-Antoine Cauchon (QS), de la circonscription de Roberval, ont pris place à la table, mercredi matin, afin de mettre en lumière leurs idées, visions et propositions. Le représentant de QS a souligné à deux reprises la particularité de tenir un débat de candidats jeannois en sol saguenéen.

Questionné quant aux divers projets attendus tels que BlackRock, le candidat de QS s’est montré guère favorable, rappelant que son parti aime miser sur des projets plus verts et beaucoup moins dommageables pour la planète que BlackRock et Arianne Phosphate. « Va falloir que les babines suivent les bottines (sic) et qu’on se mette au diapason de notre époque qui est le 21e siècle. [...] Je ne vois pas pourquoi on aurait intérêt à encourager ça pour des jobines, ce sera ça encore une fois. En plus, faut investir de l’argent public massivement. On est toujours à la merci de ces compagnies-là sans nécessairement avoir des garanties », a affirmé Luc-Antoine Cauchon. « Faut voir plus loin que les dizaines et les centaines de jobines que ça va donner », a-t-il ajouté.

Terres agricoles
Le candidat péquiste dans Lac-Saint-Jean, William Fradette, s’est montré préoccupé par l’accaparement des terres. « Ce discours-là, c’est ce que Pangea, Charles Sirois et la Coalition avenir Québec, tentent de nous faire croire. La vérité, c’est que la vraie business derrière les spéculateurs fonciers c’est de faire augmenter la valeur des terres pour les revendre plus cher. Ce n’est pas le petit discours idyllique de nous dire qu’on veut aider les jeunes agriculteurs qui n’ont malheureusement pas le moyen d’acheter une terre », a dénoncé le juriste de formation.

Luc-Antoine Cauchon (QS)

L’agriculteur Éric Girard, candidat de la CAQ, a confié que la rentabilité du domaine et les aléas de la météo sont de grands freins à cette industrie.

Main-d’oeuvre
Les quatre invités ont proposé leurs solutions pour contrer la pénurie de main-d’oeuvre. Pour QS, cela passe notamment par un salaire minimum à un taux horaire de 15 $. De son côté, William Fradette mise sur la régionalisation de l’immigration et le remboursement de frais aux étudiants internationaux. Éric Girard mise sur une plus grande reconnaissance des acquis des immigrants. Il propose aussi d’offrir des avantages fiscaux aux retraités qui retournent sur le marché du travail. Enfin, le libéral Mathieu Huot opte pour un milieu de vie, en région, plus attractif.

L’ancien maire de Saint-Nazaire Éric Girard mise sur son expérience. « Le développement régional, c’est une priorité pour moi. Mon expérience du monde municipal, du monde agricole et comme entrepreneur m’a permis de comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés et auxquels nous faisons face », a-t-il ajouté.

Mathieu Huot mise sur la continuité. « Le 1er octobre, ça sera une date décisive. On a le choix, le 1er octobre, de décider de sombrer dans une instabilité ou de continuer avec un plan », a-t-il conclu. Enfin, les autres candidats se sont présentés comme des options au changement.

Initialement, la rencontre devait se dérouler en compagnie de la candidate caquiste dans Roberval, Denise Trudel. C’est plutôt Éric Girard qui a été annoncé quelques minutes avant le début du Cercle de presse. L’équipe de la CAQ explique ce changement par la visite de François Legault au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Éric Girard a appris sa participation au débat, mardi, à 23 h.