Le candidat solidaire dans Chicoutimi, Pierre Dostie.

Pierre Dostie dénonce la « médicocratie »

Le candidat de Québec solidaire dans Chicoutimi, Pierre Dostie, estime que le Parti libéral cache le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en raison de son bilan qui a consisté à mettre en place une « médicocratie ».

Lors d’un point de presse, M. Dostie a mentionné qu’entre 2004 et 2014, l’approche du réseau de la santé du Québec a été largement mobilisée afin de mettre l’accent sur la prévention dans le domaine, en mettant à contribution des équipes multidisciplinaires dans des établissements locaux. L’objectif était d’interagir sur les déterminants conduisant à un mauvais état de santé. « Par exemple, si on avait des personnes souffrant de maladies chroniques comme le diabète, des équipes interprofessionnelles étaient en place dans des établissements locaux comme les CLSC pour prévenir ou contrôler la maladie, en proposant aux gens de faire de l’activité physique, d’avoir une meilleure alimentation dans une approche de prévention plutôt que de prescrire constamment des médicaments », affirme-t-il.

Selon M. Dostie, l’arrivée à la tête du ministère de M. Barrette correspond à une nouvelle approche avec un nouveau modèle médical de droite misant sur le curatif avec comme porte d’entrée au système les médecins. « La porte d’entrée n’est plus le CLSC et le personnel de première ligne, mais plutôt les docteurs. M. Barrette pense que d’augmenter le nombre de personnes qui voient un docteur est la solution ».

M. Dostie a dénoncé la fusion des établissements de santé avec la création du CIUSSS régional, un organisme qu’il qualifie de véritable monstre administratif qui a éloigné les gestionnaires du terrain. « On n’a plus de contrôle au niveau régional. Le personnel est en détresse. On ne peut plus compter sur le travail d’équipe. Les gestionnaires sont déprimés, éloignés de leur personnel sur le terrain et très peu présents sur les sites. Chacun fait sa job et sauve sa peau ».

C’est ce modèle, qui, selon lui, a permis d’accorder aux 20 000 médecins de la province une somme de 7 G $, tandis que dans la région, le CIUSSS a dû subir des compressions budgétaires de 70 M$ en sept ans, enlevant ainsi toute marge de manoeuvre aux gestionnaires pour l’accessibilité et la qualité des soins.

Il a dénoncé le modèle de financement actuel du système de santé qui est basé sur les per capita, un modèle qui défavorise les régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean en raison de la baisse démographique, mais aussi en raison de la présence d’une population résidant sur un vaste territoire à couvrir.