Jean-François Lisée (accompagné de notamment de Nicolas Marceau, à droite) rejette la faute sur le Bureau de la concurrence du Canada, qui «ne fait pas son travail». Le chef du PQ promet donc un Bureau québécois doté d’un budget de 19 millions $, soit 10 millions de plus que le budget actuel de l’Office de protection du consommateur du Québec.

Lisée veut une enquête sur les prix de l’essence

De passage à Québec, dimanche, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a apporté des précisons, sur une annonce faite en mai par l’ex-ministre des Finances Nicolas Marceau, au sujet de la création d’un Bureau de la protection des consommateurs du Québec (BPCQ). Le premier mandat de ce bureau sera d’enquêter sur les prix de l’essence.

Le BPCQ remplacerait l’actuel Office de protection du consommateur du Québec. Le PQ veut mettre fin aux «hausses injustes du prix de l’essence à la pompe».

«Les variations des prix de l’essence sont inexplicables par le cours normal du marché. Comment ça se fait que ça n’ait pas été enquêté? Comment ça se fait qu’il n’y ait pas des gens qui ont été reconnus coupables de manipulation des marchés», a dénoncé Jean-François Lisée lors du point de presse sur Grande Allée devant deux stations-service.

M. Lisée rejette la faute sur le Bureau de la concurrence du Canada, qui «ne fait pas son travail». Le chef du PQ promet donc un Bureau québécois doté d’un budget de 19 millions $, soit 10 millions de plus que le budget actuel de l’Office de la protection du consommateur du Québec.

Le BPCQ se penchera également sur les pratiques commerciales dommageables et anticoncurentionnelles et surveillera l’état de la concurrence. L’alimentation, les transports aériens, les télécommunications et les services bancaires seront sous surveillance. Le PQ a donné l’exemple du cartel du pain et du monopole d’Air Canada sur les vols régionaux.

Selon le PQ, une simple baisse de 2 % des prix des biens à la consommation courante représenterait des économies moyennes de 1000 $ par année pour un ménage. 

«Les résultats seront bénéfiques, il y aura davantage de concurrence sur les marchés, des prix plus bas, donc plus d’argent dans les proches des Québécois et une meilleure croissance économique», a spécifié M. Lisée.

En contradiction avec l’engagement environnemental?

Pour le chef du PQ, baisser le prix de l’essence ne vient pas en contradiction avec le projet d’encourager le transport en commun et la protection de l’environnement.

«L’augmentation de l’essence profite à des multinationales pétrolières. Je ne pense pas que ça soit la volonté du gouvernement de vouloir que les entreprises les plus polluantes au monde et les plus grosses au monde fassent encore plus de profit sur le dos des Québécois», a-t-il justifié.

Il promet des annonces pour sortir le Québec du pétrole.