Le maire des Escoumins, André Desrosiers, se lance en politique provinciale comme candidat pour la Coalition avenir Québec.

Le maire des Escoumins candidat pour la CAQ

BAIE-COMEAU — La Coalition avenir Québec (CAQ) fait confiance au maire des Escoumins, André Desrosiers, pour porter ses couleurs dans la circonscription de René-Lévesque, sur la Côte-Nord, détenue de longue date par les péquistes.

Actif en politique municipale depuis près de 20 ans, M. Desrosiers est maire des Escoumins depuis 2013. Il a déjà tenté sa chance en politique provinciale en 2007, lorsqu’il s’est présenté sous la bannière de l’ancêtre de la CAQ, l’Action démocratique du Québec (ADQ). Il avait récolté 28 % des voix, bon pour la deuxième place.

«Après 12 ans comme conseiller, je me suis présenté maire parce que je trouvais que les dossiers n’avançaient pas à mon goût. Et là, comme maire, il y a des dossiers qu’on n’est plus capable de faire avancer. La bureaucratie est trop lourde et, en conséquence, y’a rien qui avance», lance celui qui a fait carrière au sein de la Garde côtière canadienne.

Le candidat, qui démissionnera de son poste de maire une fois élu seulement, donne en exemple le dossier de la mise à niveau du traitement de l’eau potable aux Escoumins, un dossier qui, selon lui, traîne depuis 15 ans et dans lequel la municipalité a investi 400 000 $ en mises à jour de toutes sortes.

«On aurait pu mettre cet argent-là dans un programme pour aider nos petites entreprises touristiques, dont certaines doivent fermer deux jours par semaine en pleine saison touristique (par manque de main-d’œuvre). C’est inacceptable», a-t-il soulevé.

André Desrosiers est le troisième à se lancer officiellement dans la lutte dans René-Lévesque. Dès le mois de mai, le Parti libéral avait désigné candidat Jonathan Lapointe, lui aussi originaire des Escoumins, actuellement étudiant à l’Université Laval.

Élu en 2015

Le député sortant de la circonscription, le péquiste Martin Ouellet, est aussi dans la course. Ce sera toutefois la première fois qu’il se présente à des élections générales, lui qui a été élu en 2015 à la suite d’une élection complémentaire avec 49 % des voix.

Le terme château fort péquiste n’est pas exagéré quand on parle de René-Lévesque, autrefois connu sous le nom de circonscription de Saguenay. Depuis la première présence du PQ dans une élection, en 1970, le parti a eu un député 37 ans sur 49. Il règne sans partage depuis 2003.

Rappelons cependant que l’ADQ y a fait élire son premier député, outre le chef Mario Dumont, François Corriveau, lors d’une complémentaire en 2002. L’épisode aura duré exactement un an jour pour jour. Entre 1983 et 1994, la circonscription était représentée par le libéral Ghislain Maltais, aujourd’hui sénateur.