Les cinq candidats péquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que le candidat d’Ungava participaient, jeudi soir, à l’investiture de Thomas Gaudreault ainsi qu’au lancement de l’équipe régionale à Dolbeau-Mistassini. Le candidat Thomas Gaudreault est accompagné de la députée de Chicoutimi, Mireille Jean, sur la photo.

La jeunesse péquiste au rendez-vous

C’est au jour 1 de la campagne électorale de 39 jours que les candidats péquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont présenté leur équipe régionale devant une salle remplie au maximum de sa capacité. Jeudi soir, plus de 150 militants du Parti québécois (PQ) ont participé à la soirée d’investiture du candidat dans Roberval, Thomas Gaudreault, qui se déroulait à Dolbeau-Mistassini.

Le principal intéressé ne semblait aucunement intimidé à l’idée d’affronter le premier ministre Philippe Couillard.

« Comme je le dis souvent, Philippe Couillard, ça ne m’a jamais vraiment impressionné. L’Assemblée nationale est maintenant dissoute. Il n’est plus premier ministre, c’est un candidat comme un autre. On ne fait pas une campagne de face-à-face, on fait une campagne de terrain », expliquait celui qui a occupé des fonctions d’attaché politique au bureau du député Sylvain Gaudreault.

Priorités
Force est d’admettre que Roberval est une circonscription qui a été choyée, au cours des dernières années. Malgré cela, le candidat péquiste souligne quelques lacunes. « Ce qu’il manque, c’est un député disponible. Les gens veulent pouvoir parler avec lui. La jeunesse s’est sentie délaissée. Je connais des gens qui ont voulu démarrer une entreprise et qui ne se sont pas sentis épaulés », indiquait le jeune homme originaire d’Albanel.

« Oui, il y a eu beaucoup de béton, mais il y a eu moins d’humains. Il y a eu les ponts et les routes, mais il manque de l’humain. Le CIUSSS, ça ne passe pas ici, ça prend deux heures se rendre au siège social. Peut-être que ça aurait fonctionné à Montréal. Les gens veulent de l’humain, plus que de l’argent », ajoutait-il.

La jeunesse croise l'expérience
Alors que le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, représente l’expérience avec sa dizaine d’années à l’Assemblée nationale, les députés jeannois sont l’image de la jeunesse péquiste. « On fait une très très belle alliance avec l’expérience du Saguenay », souligne Thomas Gaudreault.

Pour Sylvain Gaudreault, cette jeunesse est une raison de plus de faire mentir ceux qui sont convaincus que le PQ est mort. Une réflexion qui est partagée par l’ancien député péquiste, Denis Trottier. « J’ai aimé ça faire de la politique, mais faut savoir laisser sa place aux jeunes. Ces candidats sont de l’oxygène pour le Québec. On dit que les jeunes n’ont pas d’intérêt pour la politique. Pourtant, ils prouvent le contraire. »

La jeunesse de Thomas Gaudreault passe notamment par son approche avec les électeurs. Les réseaux sociaux prennent énormément de place dans la campagne de l’homme de 21 ans. « C’est une nouvelle façon de rejoindre les gens. Ce n’est pas tout le monde qui va dans les festivals. Je les rejoins autrement, je passe mon message et je montre le travail fait sur le terrain », souligne celui qui est d’avis qu’il est impossible de remporter une campagne électorale sans avoir recours aux réseaux sociaux.