Si les libéraux sont appelés à former le prochain gouvernement, la candidate libérale dans Jean-Lesage, Gertrude Bourdon (à droite), devrait hériter du portefeuille de la Santé. Son actuel titulaire, Gaétan Barrette, devrait prendre les rênes du Trésor.

Gertrude Bourdon nie avoir magasiné son parti

La candidate libérale dans Jean-Lesage Gertrude Bourdon ni avoir magasiné un parti, mais dit plutôt avoir été sollicitée de toutes parts avant de faire le choix de se lancer en politique.

Gertrude Bourdon nie avoir magasiné son parti. Celle à qui on assure le poste de ministre de la Santé dans un éventuel gouvernement libéral dit plutôt avoir été sollicitée de toutes parts avant de se décider à faire le saut en politique.

«Quand je magasine, je me rends au magasin. Quand le magasin vient cogner à ma porte, j’appelle ça être sollicitée. Donc moi, j’ai été sollicitée», affirme la nouvelle candidate libérale dans Jean-Lesage.

Celle dont le nom circulait depuis plusieurs semaines dans les médias a fait sa première sortie publique vendredi au Domaine Maizerets, entourée par le premier ministre Philippe Couillard et l’actuel ministre de la Santé Gaétan Barrette, tout sourire.

Mme Bourdon a admis avoir eu plusieurs rencontres avec le chef de la CAQ François Legault, afin de mieux comprendre ses idées. Elle a finalement choisi le PLQ. Une décision qu’elle dit avoir prise le lundi 20 août, en soirée.

Mais elle nie avoir négocié auparavant quoi que ce soit avec le chef caquiste, comme une hausse du budget de la santé ou un poste de ministre. «Je sais c’est quoi négocier. J’étais pas en négociation avec personne, j’étais en échange, en discussion.»

Mme Bourdon confirme également avoir discuté il y a plusieurs mois avec Agnès Maltais, du Parti québécois, mais elle comprend mal qu’on ait pu dire qu’elle était péquiste. «Je suis fédéraliste. J’ai voté non aux deux référendums.»

Celle qui a démissionné de son poste de pdg du CHU de Québec pour se lancer dans l’arène politique dit avoir hésité longtemps avant délaisser une fonction qui lui tenait à coeur. «J’étais pas blasée, j’adorais ce que je faisais. Mais là, je sens l’appel pour contribuer encore davantage.»

Pas opportuniste

Mme Bourdon répond à ceux qui la croient «opportuniste» qu’elle voulait seulement prendre le temps de réfléchir au cours des dernières semaines, tout en occupant une fonction qui lui demandait beaucoup de temps. «Scusez-moi, mais j’avais pas le temps de surveiller les sondages, c’est pas ça ma job.»

Infirmière de profession, Mme Bourdon ne souhaite pas, si elle est élue, déchirer l’entente que le gouvernement du Québec a signée avec les médecins spécialistes, car selon elle, «respecter un contrat, c’est une valeur». «Moi là, j’aime pas ça la chicane.» Selon elle, les médecins, les professionnels et les infirmières du Québec «veulent travailler dans la paix et la continuité». 

Le chef du PLQ Philippe Couillard n’était pas peu fier de présenter sa recrue à la population. «Gertrude Bourdon est un des recrutements les plus importants dans la vie politique du Québec au cours des dernières années», a-t-il soutenu. 

Il l’a remerciée d’avoir «le courage» de faire le saut, même si des critiques ont commencé à fuser à son égard au cours des derniers jours.

***

Gertrude Bourdon sur...

La réforme Barrette

«Si j’ai accepté le poste de pdg du plus grand CHU au Québec, c’est que j’adhérais aux principes de la réforme.

*

Ses discussions avec la CAQ

«J’essayais de comprendre c’est quoi la bibitte. […] Dans quoi je me retrouve si je vais en politique.»

*

Les sondages

«J’ai jamais eu beaucoup de choses faciles dans ma vie, alors oui, je vais travailler. Et j’ai une équipe très forte.»