Élection québécoise: Facebook à la chasse aux fausses nouvelles

À l’aube des élections québécoises, le réseau social Facebook se dit prêt à chasser les fausses nouvelles et les faux comptes de sa plate-forme. Pour l’heure toutefois, il n’a détecté aucune menace qui pourrait biaiser le résultat du vote.

«Lorsqu’il s’agit d’intégrité électorale, nous prenons notre responsabilité très au sérieux», a soutenu Kevin Chan, chef des politiques publiques de Facebook Canada, en conférence téléphonique avec les médias québécois mardi. 

C’est après que les fausses nouvelles aient proliféré lors de la campagne électorale américaine de 2016, qui a porté Donald Trump au pouvoir, que Facebook a pris un virage pro-démocratie. 

Au Canada, le réseau social déploie des efforts en ce sens depuis quelques mois. Il s’est associé avec l’agence France-Presse en juin pour détecter les fausses nouvelles. Une fois que la nouvelle a été vérifiée et s’avère fausse, Facebook ne la supprime pas. Il lui donne toutefois une importance minime dans son fil d’actualité et signale à ceux qui voudraient la partager qu’il s’agit de faux contenu. 

Facebook communique également avec les partis politiques et les candidats légitimes afin que ceux-ci soient conscients des risques de sécurité et ne s’exposent pas au piratage de leur compte. Une ligne d’urgence pour signaler de tels piratages est également mise à la disposition des candidats. 


« Nous avons constaté que nos outils étaient adéquats. Nous estimons que nous sommes sur la bonne voie »
Kevin Chan, chef des politiques publiques de Facebook Canada

Le mois dernier, Facebook a supprimé une trentaine de comptes aux États-Unis qui n’étaient pas «authentiques» et fonctionnaient de manière coordonnée. Ce type d’astuce n’a pas été relevée au Canada, mais «nous restons vigilants», assure M. Chan. 

Le réseau social a testé ses nouvelles façons de faire et ses barrières de sécurité lors d’élections récentes en France, en Allemagne, au Mexique et en Ontario. Aucune irrégularité n’a été signalée lors de la campagne électorale ontarienne en juin. «Nous avons constaté que nos outils étaient adéquats. Nous estimons que nous sommes sur la bonne voie», dit M. Chan. 

Facebook emploie 20 000 personnes à travers le monde pour combattre les faux comptes et les fausses nouvelles. M. Chan n’a pas été en mesure de préciser combien de ces employés allaient s’intéresser plus particulièrement à la campagne québécoise.