Manon Massé ne croit pas avoir instrumentalisé la mémoire de René Lévesque pour donner une plus-value aux positions politiques défendues par son parti.

Déclarations sur René Lévesque: Massé se défend

Manon Massé a répondu aux critiques d’anciens ténors du Parti québécois, qui ont reproché à la co-porte-parole de Québec solidaire d’avoir associé son parti à l’héritage de René Lévesque.

«René Lévesque appartient à l’ensemble du peuple québécois», a-t-elle dit lors d’un point de presse organisé à Québec.

Madame Massé ne croit pas avoir instrumentalisé la mémoire de René Lévesque pour donner une plus-value aux positions politiques défendues par son parti.

Elle considère être, comme bien d’autres Québécois, une héritière de René Lévesque de par les valeurs et les idées que l’ancien premier ministre a défendues durant sa carrière.

«René Lévesque nous a donné la fierté de qui ont est, la fierté de notre langue, il nous a donné l’espoir qu’on n’était pas juste un petit peuple», a-t-elle dit.

«Sans vouloir faire parler les morts», elle a ajouté être convaincue que si M. Lévesque avait été encore en vie, il aurait été préoccupé par des enjeux similaires à ceux défendus par Québec Solidaire. Elle a entre autres mentionné la réforme du mode de scrutin à titre d’exemple. 

Discussion productive avec le maire Labeaume

Mme Massé est revenue sur sa «belle rencontre» avec le maire de Québec.

Elle a mentionné avoir réitéré à monsieur Labeaume son appui concernant le projet de tramway, ainsi que les réticences de QS pour ce qui est du troisième lien. 

«Lorsque j’ai vu la qualité du projet et son impact sur le nombre de voitures en circulation, j’ai tout de suite appuyé cette initiative. Nous l’avons d’ailleurs incluse dans notre cadre financier», a-t-elle affirmé.

La candidate de QS dans Taschereau, Catherine Dorion, a ajouté que le troisième lien est une «solution du 20e siècle», et non un moyen de régler les problèmes de l’avenir en matière de transport. 

Elle encourage d’ailleurs les citoyens de Québec à manifester leur opposition à ce projet en appuyant Québec solidaire au lieu de voter de la CAQ, qui appuie l’idée d’un troisième lien.

«Notre parti est le seul à pouvoir incarner un rempart contre une vague caquiste complète à Québec», ajoute Mme Dorion. 

L’environnement, la vraie question de l’urne

Manon Massé a réitéré durant son point de presse que l’environnement aurait dû être l’enjeu principal de cette campagne.

«Le 1er octobre, les Québécois vont faire un choix déterminant pour les 30 à 50 prochaines années […] Ce n’est pas ma génération qui vivra au pire de la crise climatique actuelle», soutient-elle.

Elle a de nouveau critiqué la position de François Legault sur le troisième lien et l’impact de ce projet sur l’environnement.

Mme Massé a indiqué que les autres partis n'ont décidé de parler d’environnement que très tard dans la campagne, remettant ainsi en question leur réelle volonté de lutter contre les changements climatiques. 

«Nous en avons parlé [plan de transition] durant toute la campagne, je n’ai pas vu monsieur Lisée soulever ce sujet durant le débat des chefs, comme je l’aurais espéré de tout le monde», affirme-t-elle. 

***

DORION ET ZANETTI, ENTRE FÉBRILITÉ ET NERVOSITÉ

Les candidats solidaires Sol Zanetti et Catherine Dorion sont fébriles à l’approche du 1er octobre. À l’opposé de leurs dernières soirées électorales en 2012 et 2014, les deux anciens d’Option nationale sont aux portes d’une possible victoire dans leur comté respectif. 

Les derniers sondages indiquent que Catherine Dorion est largement en avance dans Taschereau, tandis que Sol Zanetti est dans une lutte à trois avec le PLQ et la CAQ dans Jean-Lesage. 

Bien que cette possibilité d’être élu les ravit, elle vient avec une certaine pression.

«Tout le monde veut qu’on gagne, on a la pression de beaucoup de personnes qui ont travaillé durant la campagne pour nous aider à gagner», indique Mme Dorion.

«Le rassemblement de Québec solidaire et Option nationale nous a amené une nouvelle vague de militants enthousiastes qui nous motive depuis le début de la campagne», ajoute le candidat solidaire dans Jean-Lesage.

Autre parti, même motivation

Bien qu’ils portaient auparavant les couleurs d’Option nationale au cours des deux précédentes campagnes électorales, les deux candidats affirment parler des mêmes enjeux qu’à l’époque, malgré le changement de parti.

«Le gros bogue qu’on avait à l’époque avec QS était la stratégie d’accès à l’indépendance. On a réglé cet aspect technique. Pour le reste des enjeux, on avait une base idéologique similaire», explique M. Zanetti. 

Catherine Dorion ajoute à cela que la fusion des deux partis visait à redonner un nouveau souffle au mouvement indépendantiste.

Questionné sur la relation entre Québec solidaire et le Parti québécois, M. Zanetti affirme que le modèle de scrutin actuel n’est pas idéal pour former des alliances électorales.