Aucun échange n'a porté sur les régions,lors du débat des chefs.

Débat des chefs: pas de place pour les régions

Les enjeux qui touchent le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’ont quasiment pas été abordés lors du premier débat des chefs diffusé notamment sur les différentes plateformes du Quotidien, jeudi soir.

Ce premier affrontement télévisé entre les chefs des quatre partis a donné lieu à plusieurs échanges corsés. Toutefois, aucun aspirant au poste de premier ministre parmi Philippe Couillard du Parti libéral du Québec (PLQ), François Legault de la Coalition avenir Québec (CAQ), Jean-François Lisée du Parti québécois (PQ) ou Manon Massé de Québec solidaire (QS) n’a abordé de sujets pourtant contenus dans leurs plateformes électorales respectives au sujet du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rien donc sur le transport régional plus accessible, la décentralisation des pouvoirs vers les régions, la gestion des forêts, les réseaux cellulaires ou encore sur la transformation des ressources naturelles en région.

Saguenay
La région a été évoquée à une seule reprise, lorsque François Legault a été piqué au vif au sujet de la gestion de l’offre par le chef libéral en toute fin de débat. M. Legault a mentionné le mot Saguenay lorsqu’il s’est défendu de son absence d’une réunion avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) à laquelle ont assisté les autres chefs le 31 août dernier, à Longueuil.

M. Couillard a ensuite accusé le chef de la CAQ de ne pas se porter à la défense des agriculteurs.

« Lorsque c’était nécessaire, vous n’y étiez pas. Vous n’êtes pas fiable, M. Legault. »

« La veille, on nous a dit que vous n’y alliez pas. Vous saviez que nous étions à Saguenay », a rétorqué Legault, qui a immédiatement été raillé par le chef du PQ, puisque lui n’a pas hésité à partir de la Côte-Nord pour assister à ladite rencontre.

À l’heure où la région attend la réalisation d’un projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié, Jean-François Lisée a aussi laissé entrevoir qu’un gouvernement péquiste mènerait une « guérilla législative, kilomètre après kilomètre, ville par ville », pour qu’un projet d’oléoduc comme celui d’Énergie Est ne se concrétise jamais au Québec.

Pour sa part, la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, n’a pour ainsi dire rien mentionné de significatif à propos des régions durant le débat.